Developer and Technology Summit Esri 2026
Il y a presque deux semaines avait lieu le Developer & Technology Summit Esri 2026, un événement
important non seulement pour les presque 3000 développeurs, data-scientists,
architectes et gestionnaires d'infrastructures SIG, et responsables
DevOps.
Toujours très difficile de résumer 3 sessions plénières et des centaines
de sessions techniques mais je vous propose de revenir sur 7 annonces
importantes pour les mois à venir qui ont retenu mon attention.
1. L’arrivée du protocole MCP dans ArcGIS
Dans la démarche d'ouverture aux composants externe du SI qui
caractérise ArcGIS depuis toujours, Esri confirme que le protocole MCP
devient un enjeu d'interopérabilité important pour permettre aux Agents
IA déployés dans votre organisation d'exploiter les données et les
capacités géospatiales de votre SIG pour réaliser certaines de leurs
tâches. MCP devient une couche d’intégrationcentrale reliant les agents
d’IA aux outils ArcGIS.
Tout agent d’IA compatible MCP pourra bientôt invoquer des outils de géotraitement, interroger des données ou encore géocoder des adresses. C’est une avancée majeure pour tous ceux qui développent des solutions IA couplées aux SIG.
Tout agent d’IA compatible MCP pourra bientôt invoquer des outils de géotraitement, interroger des données ou encore géocoder des adresses. C’est une avancée majeure pour tous ceux qui développent des solutions IA couplées aux SIG.
2. Des assistants IA omniprésents
Les assistants IA sont progressivement intégrés à ArcGIS Pro, Notebooks,
Survey123, StoryMaps, Business Analyst, et bien d’autres. Ils gèrent des
tâches très diverses telles que la génération de code, (Arcade, SQL,
Cypher, Python,...), l’exploration de données (dans l'assistant d'ArcGIS
Pro par exemple), la création de formulaire (dans Survey123 par
exemple), le renseignement automatisé de métadonnées (ArcGIS Online par
exemple) ou la recherche d'informations à travers les documentations
techniques Esri.
Ces assistants sont aujourd'hui en beta ou en preview. Le deuxième trimestre verra les premiers assistants basculer en disponibilité générale. Esri a également préciser l'évolution de l'implémentation de ces assistants IA dans ArcGIS Enterprise avec, à partir du 4me trimestre de cette année, la possibilité d'opter pour des LLM hébergées dans sa propre infrastructure.
3. Une nouvelle stratégie autour d'un SIG Agentique
Cette conférence a été l'occasion pour Esri de dévoiler les troisièmes
et quatrièmes piliers de sa stratégie autour de l'intégration de l'IA
dans ArcGIS. Au-delà des capacités de l'IA scientifique (GeoAI) et de
l'IA d'assistance (Assistants IA), Esri travaille aujourd'hui sur le
développement du framework IA et d'agents IA qui vont permettent une
approche plus automatisée et autonome de l'usage de votre SIG.
Esri va fournir des capacités à configurer des agents IA dans
différentes applications dans un mode no-code (Agent Builder) ou
low-code (pour étendre les agents IA existants du SDK ArcGIS Pro ou du
SDK JavaScript).
Esri a largement démontré les capacités des agents IA dans le contexte
d'applications web ArcGIS avec par exemple de nouvelles capacités
d'interaction conversationnelle avec la carte qui arrivent dans la
future Instant App "Data Explorer", ou pour les développeurs avec le
composants Assistant IA du SDK JavaScript déjà disponible en beta depuis quelques semaines.
Esri fournira également bientôt les outils nécessaires pour créer vos
propres agents IA cartographiques personnalisés.
4. Une stratégie de modèles pré-entrainés qui se renforce sur les
modèles de fondation
Aujourd'hui, plus de 100 modèles de GeoAI sont disponible sur le Living
Atlas ArcGIS, et de nouveaux modèles de fondation sont en préparation.
Le catalogue de paquetage de Deep Learning propose des modèles très
variés, de l'extraction d'emprise de bâtiments à la détection de
navires, en passant par des modèles plus génériques de type Segment
Anything. Récemment, Esri a également ouvert l'usage de modèles
provenant de
la plateforme Hugging Faces
directement dans ArcGIS.
Ce qui a vraiment enthousiasmé les participants à la conférence c'est
probablement l'annonce de deux modèles de fondation en R&D : GDFM
(Geo-Demographic Foundation Model) et GeoVLM (Geospatial Vision Language
Model).
GDFM propose des location embedings (des représentations de données
spatiales dans un espace vectoriel dimensionnel) pour près de 2
millions de zones hexagonales (aux États-Unis pour le moment). Cela
permet des recherches de similarité du type "trouver des lieux
similaires" ou "trouver les changement".
GeoVLM est un modèle unique qui effectue la segmentation, la détection
d'objets, la génération de légendes sur des images et la réponse
visuelle aux questions à partir d'images satellites, le tout via des
prompts en langage naturel. Aucune donnée d'entraînement n'est requise.
Personnellement, c'est dernière annonce est très importantes et je suis
particulièrement enthousiaste quant à l'impact que GeoVLM pourrait avoir
sur l'analyse de la télédétection à l'avenir.
5. Mieux supporter GeoParquet dans les applications web
La prise en charge de GeoParquet est désormais intégrée nativement à
ArcGIS Pro, et un nouveau ParquetLayer est disponible dans le SDK
JavaScript pour un usage optimum de ce format de données sur le web.
Avec la migration croissante des données spatiales vers des entrepôts de
données cloud, il est essentiel que ce format soit disponible y compris
comme source de données dans votre portail ArcGIS. Ce sera bientôt le
cas.
6. Gérer plus finement qui accède aux assistants IA
Avec l'arrivée des assistants IA, le besoin de fait sentir de pouvoir
gérer les droits accès à ces nouvelles capacités d'IA de manière plus
fine qu'au niveau de l'ensemble de l'organisation. Ainsi, les
administrateurs de portail SIG pourront désormais activer les assistants
IA par rôle, et non plus de manière globale. Cela permet un déploiement
plus progressif de ces assistants dans votre organisation.
7. Une version 3.7 d'ArcGIS Pro en ligne de mire pour le printemps
Une nouvelle version d'ArcGIS Pro 3.7 est en court de développement et
devrait être disponible en mai prochain. Elle proposera de nombreuses
évolution comme l'intégration à OneDrive, l'introduction des File
Knowledge Graph, la simulation de phénomène atmosphériques, une nouvelle
expérience de type "Timeline" pour parcourir les données
spatio-temporelles. On notera aussi la prise en charge de l'export au
format STL pour l'impression 3D, l'exécution multi-thread des scripts
Python, la possibilité de personnaliser les barres d'outils de toutes
les vues (carte, table, mise en page, ...) ou encore l'extraction
d'entités à partir de cartes scannées.
Conclusion
Voilà quelques points importants développés lors de cette conférence. Evidemment il y en a des centaines d'autres notamment autour de l'évolution des SDKs ArcGIS pour le développement d'application web ou natives.







































