Le blog francophone consacré
aux technologies Esri

Un job dans les SIG ?


Georezo est une communauté (ou un média) incontournable actuellement pour le monde français (francophone) de la géomatique. Ceci est encore plus vrai en ce qui concerne la diffusion d'offres d'emploi via la mailing list [jobs].

Que pourrait donc révéler une analyse des publications sur cette liste sur le marché de l'emploi SIG, les compétences recherchées et donc les outils mis en oeuvre chez les employeurs ?

1. 28% de stages, 29% de CDD et 27% de CDI

Sur un total de 472 offres d'emploi analysées entre juillet et décembre 2009, les contrats à durée indéterminée ne représentent que moins de 3 offres sur 10. Les "autres" sont des missions d'intérim, de consultances ou des VCAT.

2. Classement par compétences "logiciels" recherchées

En regroupant par grands ensembles (éditeurs + logiciels libres), les compétences recherchées, on obtient une vision du marché qui n'est pas sans me déplaire...

Principe de recherche : l'annonce doit comporter au moins un des mots clés suivants pour rentrer dans chaque catégorie :

ESRI = {ESRI, ArcGIS, ArcGIS Server, ArcView, ArcEditor, ArcInfo, ArcSDE, ArcIMS}
Mapinfo = {Mapinfo}
GeoConcept = {Geoconcept, Géoconcept}
Autodesk = {Autodesk, AutoCAD, AutoCAD Map, Mapguide}
Open Source = {Open Source, OpenSource, Logiciels libres, Mapserver, Geoserver, gvSIG, QGis, OpenLayers, Géosource, Geosource, GeoNetwork}
Intergraph = {Intergraph, géomédia, geomedia}
Oracle Spatial = {Oracle Spatial, Locator}
Google = {Google}
Star-Apic = {Star, Apic}
Bentley = {Bentley, Microstation}



37% des offres publiées demandent une compétence ESRI.

3. Classement par compétences "logiciels" recherchées et par type d'emploi proposé

Quels types d'emploi sont proposés lorsque telle ou telle compétence est requise ? voila une question intéressante !



- Les compétences ESRI semblent la clé pour un CDI : 43% des propositions de CDI demandaient une compétence ESRI.
- Les compétences Open Source sont surreprésentées dans les offres de CDD (42% des offres mentionnant l'Open Source sont des CDD contre une moyenne générale de 29%)
- Les compétences Mapinfo sont très demandées pour les stages (36% des offres Mapinfo sont des stages contre une moyenne générale de 28%.

3. Les données issues de l'analyse


4. Conclusion

Bien choisir vos formations universitaires ou professionnelles (on est en pleine période d'élaboration des plans de formation 2010) !

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    Les commentaires à propos de cet article:

9 commentaires :

Bruno a dit…

Merci pour cette analyse ;)

Bruno

yjacolin a dit…

Bonjour,

L'offre Opensource se porte essentiellement sur des technologies serveurs dont les compétences sont plus ceux d'informaticiens que de géomaticien. Je ne suis pas sur que l'offre sur GéoRézo soit pertinente, la géomatique Open Source n'est pas très présente sur les Desktop (contrairement à Esri).

Enfin, Esri a plusieurs avantages :
* la plus grande part de marché Desktop de la géomatique (c'est l'explication principale de l'importance de l'offre, et non le contraire ou les compétences en Esri qui font avoir un CDI)
* enseigné dans toutes les universités qui propose une formation en géomatique (c'est loin d'être le cas pour l'OS).

Un peu partisan mais très intéressant et qui reflète malgrés tout la réalité.

Géomatiquement et librement ;)

Y.

Geospat a dit…

Très bon article sur le classement des profils les plus recherchés du moment.

Anonyme a dit…

"vision du marché qui n'est pas POUR me déplaire".
Car une vision du marché qui n'est pas sans me déplaire = une vision du marché qui me déplait.

Anonyme a dit…

Vouloir réduire le marché de l'emploi du SIG à la pratique d'un logiciel est extrêmement réducteur quand à la signification même d'un SIG.

Les compétences liées aux méthodes et techniques potentiellement employées (modélisation , administration des données, analyse spatiale, analyse statistique, développement...) sont à mon avis bien plus universelles que l'outil utilisé qui n'est pas une fin en soi.

Cordialement.

Sisyphe.

Gaëtan Lavenu a dit…

Merci pour vos différents commentaires. Effectivement, le marché de l'emploi ne se résume pas uniquement aux outils utilisés mais en même temps l'article ne prétend pas présenter une vision exhaustive de tous les aspects de la géomatique. Il s'agissait simplement d'un éclairage sur l'usage des outils SIG et des compétences associées qui, de manière très pragmatique, sont demandées par le marché. Les autres aspects (compétences en informatique, cartographie, base de données, gestion de projet, développement,…) nous intéressent également mais ils sont beaucoup plus difficile à appréhender et à synthétiser.

Philippe Lépinard a dit…

Merci pour ce travail très instructif. Il serait intéressant de décortiquer un peu la catégorie "open source" car elle inclue peut-être trop d'outils hétéroclites.
Bonne soirée.

Anonyme a dit…

mon avis est le meme qu'yves jacolin.
je suis un peu choqué par l'analyse assez partisanne meme si j'utilse arcview 3 et argis (et oui arcview 3 reste encore 5 à 6 fois plus rapide et plus stable qu'arcgis...).

sur les desktop opensource, il manque cruellement de formation. A l'iup de marseille je donne les tp en arcgis et je donne les exo a la maison avec gvsig.
enfin le desktop represente un % qui va decroitre dans le monde de la geomatique : les briques les plus "croissantes" seront les bd spatiale (of course pas de postgis avec argis de base, merci ersi...), les appli web, le sig nomade. et la on entre dans un milieu tres informatique : c'est ce milieu qu'il faut étudier en statistique car l'avenir est la.
ou en est openlayer ? ou en sont des boites comme simalis ou veremes avec leur dynmap et veremap, que propose le web esri ou mapinfo sans avoir a taper son code html etc... Vite une étude !
Merci a vous
JGuilloux

Gaëtan Lavenu a dit…

Bonjour,

A la première partie de votre commentaire je ferai la même réponse que précédemment. Cette modeste analyse porte sur 6 mois d'annonces et reflète simplement la réalité du marché de l'emploi, il est donc logique qu'elle soit corrélée en grande partie aux parts de marché des différents éditeurs de logiciels. Encore une fois, elle est faite avec les moyens disponibles, si vous disposez d'autres données montrant d'autres aspects du marché n'hésitez pas à les publier.
Pour ce qui est de l'avenir des postes bureautiques nous ne voyons pas la même réalité. Le nombre de licences d'ArcGIS Desktop (ArcVIew, ArcEditor, ArcInfo) est toujours en croissance et aucun signe n'indique pour l'instant que cela va changer. L'idée que les serveurs vont remplacer les postes bureautiques est à mon avis encore qu'un mythe. Pour ce qui est de l'évolution des plateformes serveur et mobile, je suis d'accord avec vous, elles constituent l'enjeu majeur du déploiement de l'information géographique dans les entreprises dans les prochaines années. ESRI travaille beaucoup sur ce sujet (j'y inclue également la 3D et le Cloud Computing) et, là encore, je ne pense pas qu'ESRI soit en retard sur ces points. Que ce soit les API web d'ArcGIS Server ou la technologie ArcGIS Mobile, leur intégration au reste de la gamme ArcGIS et leur niveau fonctionnel n'ont pas à rougir de la comparaison avec des solutions Open Source. Ca fait déjà pas mal de temps qu'un utilisateur n'a plus à écrire une ligne de code HTML pour réaliser une application ArcGIS Server, je ne suis pas certains que ce soit toujours le cas avec OpenLayers ou d'autre framework de ce type.
Enfin, pour ce qui est de l'ouverture d'ArcGIS vers les technologies, ESRI est toujours attentif aux attentes de ces utilisateurs. ESRI démontre à chaque version qu'être un éditeur propriétaire n'est pas incompatible avec l'ouverture (voir la longue liste des normes ISO, OGC et W3C implémentées par ArcGIS par exemple). Depuis quelques années, certains SGBD comme PostgreSQL où SQL Server ont démontré la robustesse de leur cartouche spatiale et le besoin remonte effectivement aujourd'hui de nos utilisateurs de pouvoir s'y connecter sans pour autant faire de cette base de données une Géodatabase (ArcSDE). La prochaine version d'ArcGIS (10) proposera donc en standard de pouvoir créer une couche en se connectant directement aux données spatiales de ce type de SGBD.