28 juin 2011

Participer à SIG 2011

Les 5 et 6 octobre prochains, la plus large communauté francophone d’utilisateurs de Systèmes d’Information Géographique se réunira à Versailles dans le cadre de SIG 2011, la Conférence Francophone Esri.



Comme chaque année avant l'été, je vous encourage à contribuer à cette conférence qui est avant tout la votre. Qu'il s'agisse de communiquer ou de participer aux différents concours, c'est le moment de vous inscrire pour devenir acteur à part entière de cet événement.

27 juin 2011

Télécharger le modèle de données INSPIRE pour la Géodatabase

J'ai annoncé il y a quelques jours l'ouverture du centre de ressources ArcGIS for INSPIRE. depuis quelques jours, vous pouvez y télécharger gratuitement l'implémentation pour la Géodatabase du modèle de données de l'annexe 1 de la directive INSPIRE.
 
Pour le télécharger, il vous suffira de cliquer sur le lien indiqué ci-dessous puis de vous authentifier avec votre Global Account Esri (le créer si nécessaire).
Le modèle de données est fourni sous la forme d'un document d'espace de travail XML. Une fois téléchargé, vous décompresserez le fichier dans le répertoire de votre choix. L'import du schéma se fait donc comme d'habitude à l'aide de la commande "Importer > Document d'espace de travail XML". 


Vous sélectionnerez ensuite le fichier XML.


Une fenêtre vous indiquera alors la liste des classes d'entités et des tables qui seront créées.

 

Cliquez sur le bouton "Terminer" pour démarrer l'import du schéma INSPIRE.


Une fois le modèle de données importé, vous devez visualiser les classes d'entités, les tables et les domaines de valeurs du modèle de données INSPIRE Annexe 1. 


Vous noterez que l'ensemble du modèle de données est documenté, il suffit d'ouvrir le fichier suivant:  \doc\Documentation_index.xml

Si vous disposez d'ArcGIS for INSPIRE, l'assistant INSPIRE d'ArcMap vous permettra de rajouter très simplement les données d'une thématique en un seul clic et de créer à la volée les relations et jointures nécessaire à l'exploitation optimum de ce modèle de données. De la même, si vous disposez d'ArcGIS for INSPIRE, vous pouvez publier en quelques clics ces thématiques en tant que services de visualisation ou services de téléchargement.

24 juin 2011

Feature Layers: Généralisation à la volée

J'ai évoqué précédemment la notion de Feature Layer et l'intérêt d'utiliser le mécanisme de tuilage vectoriel proposé par les APIs ArcGIS pour exploiter les Features Services d'ArcGIS Server. Cependant, si la complexité des géométries est importante, chaque tuile risque de retourner plusieurs Mégaoctets de données, le tuilage vectoriel n'apportera pas grand chose et votre application sera peu performante.

Comment servir efficacement des géométries complexes ?

La première approche peut consister à définir différentes plages d'échelles dans l'application et en fonction de ces échelles faire appel à différentes couches (plus ou moins généralisées) de votre Feature Service. Cette méthode est efficace mais elle nécessite une préparation préalable des couches généralisées sur le serveur ainsi que quelques paramétrages coté client pour obtenir le bon comportement en fonction du changement d'échelle. Ces derniers resteront relativement simples dans la mesure où chaque Feature Layer dispose d'une propriété minScale et maxScale

La seconde méthode consiste à généraliser, à la volée, coté serveur, les entités demandées par l'application cliente. Pour cela, les APIs ArcGIS proposent un paramètre MaxAllowableOffset sur les Feature Layers qui permet de préciser au serveur comment généraliser les géométries. Pour ceux d'entre vous qui ne connaissent pas ce paramètre, il s'agit de la tolérance utilisée par l'algorithme de généralisation Douglas–Peucker que l'on retrouve également dans cet outil de généralisation d'ArcGIS.

La stratégie consiste donc à capture l'événement de l'API correspondant au changement d'étendue ou de niveau d'échelle de la carte et de définir la valeur appropriée à l'aide de la méthode setMaxAllowableOffset.

Reste alors à définir la valeur appropriée pour ce paramètre de distance maximum. Vous pouvez expérimenter différentes valeurs selon les échelles de votre carte et trouver de manière empirique les valeurs de tolérance qui conviennent. Vous pouvez également considérer qu'un pixel de la carte est la plus petite unité d'affichage et qu'il est inutile d'afficher plus d'un sommet par pixel pour les géométries de vos entités. Un simple calcul: la largeur de la carte en coordonnées cartographiques divisée par la largeur de la carte en pixels, vous permettra d'obtenir pour chaque échelle, la tolérance optimum. Vous serez alors certains que la géométrie des entités ne diffère pas plus de la taille représentée par un pixel. C'est exactement ce que fait cet exemple d'application que vous trouverez dans la documentation de l'API ArcGIS for JavaScript. La carte affiche une Feature Layer contenant des milliers d'entités surfaciques dont certaines ont des tailles très petites. Grâce à la généralisation à la volée, les plus petites entités ne sont plus affichées aux plus petites échelles.

Pour info, le Viewer intégré d'ArcGIS.com réalise ce type de paramétrage à la volée en choisissant la valeur maxAllowableOffset de manière automatique dès que vous ajoutez des Feature Layers dans vos Web Maps. Les performances sont alors bien meilleures en particulier lorsque vos couches contiennent des géométries complexes.

Généralisation et mise à jour de données

On doit tout de même noter une restriction concernant l'usage de la généralisation sur les Feature Layers. En effet, lorsque celles-ci sont paramétrées pour pouvoir être mises à jour, il est alors impossible d'utiliser le paramètre maxAllowableOffset. On comprend aisément que la généralisation des géométries dans le contexte de leur mise à jour dans l'application cliente engendrerait des incohérences lors de l'enregistrement des modifications.


Dans un prochain article, j'évoquerai un autre aspect important des Feature Layers à savoir les capacités de représentation qui sont offertes coté client pour représenter les entités.



23 juin 2011

Feature Layers: Tuilage vectoriel

Après avoir introduit la notion de Feature Layers, je me focalise aujourd'hui sur le mécanisme de tuilage vectoriel proposé en standard dans ArcGIS. Le tuilage vectoriel est un sujet relativement récent dans les APIs de Web Mapping. Certains d'entre vous ont probablement déjà mis en œuvre des caches sur des services web ArcGIS, c'est-à-dire des tuilages d'images créées en masse avec ArcGIS Server pour accélérer l'affichage de la carte dans l'application cliente. Le tuilage vectoriel est un peu différent. L'idée est d'utiliser une grille statique (virtuelle et invisible pour l'utilisateur) pour réaliser une série de requêtes et retrouver les entités vectorielles à afficher sur la carte du client.

Quel est l'intérêt du tuilage vectoriel ?

Les motivations de la mise en place d'un tel mécanisme sont les suivantes:
  • Interaction dynamique avec les entités de la carte pour changer leurs symboles, réaliser des sélections, travailler avec attributs… sans avoir à requêter à nouveau le serveur.
  • Une fois chargée une première fois, les entités sont récupérées à partir du cache du navigateur puisque la même URL a déjà été émise.
  • Seules les entités nécessaires (c'est-à-dire dans l'étendue courante de la carte) sont téléchargées à partir du serveur.
  • L'expérience de l'utilisateur et les performances sont largement améliorées grâce à de multiples requêtes asynchrones qui ne retournent qu'un nombre raisonnable d'entités plutôt qu'une seule requête retournant toutes les entités.

Il est important de noter, en particulier pour les personnes familières des caches ArcGIS Server, que ce tuilage vectoriel est réalisé à la volée et qu'il n'a aucune existance sur le serveur. Pour les tuiles vectorielles, aucun cache n'est construit sur le serveur et aucune opération d'administration ou de maintena nce n'est à réaliser. Les tuiles vectorielles sont uniquement mises en cache sur le poste client durant sa session.

Comment le mettre en œuvre ?

Le tuilage vectoriel est un mécanisme standard proposé par les différentes APIs clientes ArcGIS dès lors que vous utilisez des Feature Layers. Pour tirer profit de ces capacités de tuilage, il vous suffira d'utiliser le mode ONDEMAND lors de la définition de votre Feature Layer. Ci-dessous un exemple de code pour l'API ArcGIS for JavaScript:

var featureLayer = new esri.layers.FeatureLayer(layer_url ,{
mode: esri.layers.FeatureLayer.MODE_ONDEMAND,
outFields: ["*"]
});

Pour bien comprendre le mécanisme, il suffit d'ouvrir cet exemple de la documentation de l'API Javascript. Vous observerez une couche d'entités (Feature Layer) contenant le réseau hydrographique qui s'affiche progressivement par blocs lors du déplacement sur la carte. Ces blocs correspondent aux différentes requêtes basées sur les différentes tuiles. Pour bien comprendre ce qui se passe, vous pouvez utiliser les outils de débogage de Firefox ou de Chrome et regarder les informations s'affichant dans l'onglet Net (ou Network) lorsque que vous déplacez la carte.

Initialement, vous noterez que les requêtes Rest (query) réalisées sur le Feature Service se terminent avec le code de statut normal (HTTP 200). Lorsque vous déplacez sur des zones déjà parcourues, les requêtes Rest (query) réalisées sur le Feature Service retournent désormais le code de statut http 304.


Ce code http 304 signifie tout simplement que le serveur indique qu'il a déjà répondu à cette requête (URL) et que le navigateur doit utiliser la réponse qu'il a déjà eu et qu'il a conservé dans son cache. Grâce à ce mécanisme de tuilage, le serveur ne renvoie jamais deux fois la même entité à un même utilisateur.


Un autre aspect important lors l'utilisation d'entités vectorielles dans des applications web consiste à pouvoir gérer le niveau de généralisation des géométries selon le niveau d'échelle de la carte. Les Feature Services d'ArcGIS Server proposent des solutions pour adresser cette problématique. Ce sera l'objet d'un prochain article.

Un centre de ressources pour ArcGIS for INSPIRE


Depuis quelques jours, Esri a ouvert un centre de ressources dédié à la solution ArcGIS for INSPIRE. On y retrouve un forum de discussion, des informations sur les pré-requis système, des informations sur les échéances et des informations sur les règlements et les guides techniques sur lesquels sont basés les composants de la solution INSPIRE d'Esri.

22 juin 2011

La version 2.2 des APIs Silverlight/WPF est disponible

Esri vient de publier la version 2.2 des APIs Silverlight/WPF c'est-à-dire l'API ArcGIS for Silverlight (pour des applications web), l'API ArcGIS for WPF (pour des applications bureautiques) et l'API ArcGIS for Windows Phone (pour les téléphones Windows Phone 7). De manière assez logique, les nouveautés sont globalement les mêmes pour les 3 APIs:
  • Fourniture d'un setup indépendant pour chacune des APIs qui sont désormais totalement dissociées.
  • Intégration de l'option Wrap-around sur la Map Control.
  • Meilleur support des récentes évolutions des Web Maps ArcGIS Online.
  • Nouveaux types de formes pour les éléments graphiques (Graphics).
  • Nouvelles fonctions pour la modification des géométries lors des opérations de mise à jour (Rotate, Scale, Graphic move vs. Vertex move, ….).
  • Ajout d'une nouvelle classe GPSLayer.
  • Prise en charge d'une propriété Credential pour les Layers et les Tasks basées sur des services utilisant l'authentification HTTP.
  • Accès aux tables "standalone" via les Map Services "Dynamic" ou "Tiled".
  • La classe GraphicLayer propose désormais une propriété GraphicsSource pour permettre de faire du binding sur des collections de Graphics.
  • Deux nouvelles méthodes FromJSON et ToJSON permettent désormais la conversion de chaine JSON ArcGIS vers des types natifs et inversement.
  • Ajout d'un contrôle de type ScaleLine.

Pour obtenir tous les détails concernant les évolutions entre la version 2.1 et la version 2.2, vous pouvez vous reporter directement aux pages suivantes:
Pour l"API ArcGIS for WPF
Pour l'API ArcGIS for Silverlight
Pour l'API ArcGIS for Windows Phone

Une nouvelle "Ocean Basemap" disponible sur ArcGIS Online

Depuis quelques jours, un nouveau fond de carte Ocean Basemap est disponible sur ArcGIS Online. Il s'agit d'une cartographie des océans sur l'ensemble du monde qui, pour le moment, est disponible jusqu'à une échelle d'environ 1/1 000 000. Les plus petites échelles ont été construites à partir de la General Bathymetric Chart of the Oceans GEBCO_08 grid. Aux plus grandes échelles, les données bathymétriques sont issues de la NOAA (National Oceanic and Atmospheric Adminstration).


Accessible dans le bouquet standard (gratuit), son usage s'adresse aux professionnels du SIG travaillant sur de grandes superficies, sur des thématiques comme la bathymétrie, les transports maritimes, les sciences océanographiques, la conservation des espèces,...

21 juin 2011

Notion de Feature Layers

Une des nouveautés d'ArcGIS Server en version 10 est de pouvoir publier des services web cartographiques permettant la consultation et la mise à jour des entités vectorielles (géométries + attributs) du SIG. Ces "Feature Services" sont un peu similaires à des services WFS mais ils utilisent un mode de communication beaucoup plus optimisé que le GML et sont surtout plus puissants d'un point de vue fonctionnel. 


Les applications ArcGIS (bureautiques, web ou mobiles) consomment les" Feature Services" en tant que "Feature Layers" et disposent de nombreuses fonctionnalités pour manipuler les entités vectorielles et leurs attributs

L'usage de Feature Layers dans une application permet de réaliser un certain nombre d'opérations sans envoyer de nouvelles requêtes au serveur, par exemple:
  • Changer d'échelle d'affichage en conservant une qualité graphique optimum
  • Afficher instantanément les entités lorsque la zone a déjà été parcourue
  • Interroger les entités de la carte
  • Accéder aux modèles d'entités (Feature Template), sous-types, domaines, …
    associés à votre classe d'entités
  • Mettre à jour de la géométrie et des attributs des entités
  • Gérer des sélections d'entités
  • Modifier à la volée la symbologie et le type de rendu des entités

Publier un Feature Service

La création d'un Feature Service se fait tout simplement en publiant une carte (MXD ou MSD) contenant des données issues d'une Géodatabase Workgroup ou Enterprise. Lors de la publication vous cocherez la fonctionnalité "Feature Access".



Opérations sur un Feature Service

L'API Rest d'ArcGIS Server permet d'accéder au "Feature Service" selon la même logique qu'un "Map Service".


On y retrouvera la description des différentes couches du service ainsi que la description des champs, sous-types et domaines associés.


L'API Rest permet également de retrouver la symbologie (et donc la légende) des différentes entités de chaque couche.


Pour les opérations, on pourra également parcourir les modèles d'entités afin d'accéder aux noms, symboles, valeurs par défaut, outils de construction, … associés à chaque modèle.

 

Vous retrouverez également la liste les opérations Rest supportés par les "Feature Services" à savoir: "Query", "Add Features", "Update Features", "Delete Features" et "Apply Edits"

Toutes les APIs ArcGIS (Flex, Silverlight, JavaScript, Android, iOS, Windows Phone, ArcObjects, …) sont capables d'exploiter toutes ces fonctionnalités de l'API Rest dans lesquelles elles sont d'ailleurs largement "habillées". A des fins de tests, sans avoir à mettre en ligne la moindre application, vous pouvez afficher vos "Feature Services" à partir du Viewer intégré d'ArcGIS.com. Vous pourrez alors vérifier le fonctionnement de ce dernier (affichage, fiche attributaire, modèle d'entités, mise à jour, …).



Pour découvrir par vous l'accès en Rest à un Feature Service, vous pouvez utiliser les serveurs d'exemple mis à votre disposition par Esri, par exemple:
http://sampleserver3.arcgisonline.com/ArcGIS/rest/services/SanFrancisco


Voilà pour cette rapide introduction aux services vectoriels d'ArcGIS Server 10. Pour illustrer les avantages et les aspects innovants de ce type de service, je publierai d'autres articles consacrés à) l'usage des "Feature Layers" dans les prochains jours.

Fluttr: The Human Story in Realtime

Les réseaux sociaux constituent un des principaux usages du web aujourd'hui. "N'importe quel sujet, n'importe quand et n'importe où" pourrait être une définition de ces nouveaux qui, d'une certaine manière, raconte une histoire humaine en temps réel. Qu'il s'agisse de Twitter, Flickr, Facebook ou encore YouTube, tous permettent d'associer l'auteur d'un contenu à une localisation géographique. Du coup, cette histoire peut désormais s'écrire cartographiquement et en temps réel. 

 

C'est ce que montre ce prototype d'application Fluttr réalisé à l'aide de l'API ArcGIS for Flex, d'ArcGIS Online et des APIs de différents réseaux sociaux. Cliquez simplement un point sur la carte puis définissez un rayon de recherche, le reste est automatique. Une vidéo de présentation de ce prototype est reprise ci-dessous.

19 juin 2011

Qu'est ce qu'ArcGIS for INSPIRE ? (7/7)

Je termine aujourd'hui ma série d'articles consacrés à la solution ArcGIS for INSPIRE. J'ai évoqué les capacités de cette nouvelle solution à implémenter les modèles de données INSPIRE et à publier des services web de Découverte, de Visualisation et de Téléchargement. Dans ce dernier article, je souhaitais aborder non plus l'utilisation d'ArcGIS en tant que serveur de services web INSPIRE mais cette fois ci en tant que client consommant ces services normalisés (services de Découverte, services de Visualisation et services de Téléchargement).

Utiliser l'outil "CSW Client" pour découvrir et ajouter des ressources INSPIRE

ArcGIS for INSPIRE propose l'Add-In "CSW Client" pour ArcGIS Desktop qui permet d'accéder à des services de Découverte INSPIRE et d'afficher les métadonnées de ces ressources. Le cas échéant, l'outil permet également d'ajouter le service de Visualisation correspondant à cette ressource directement à la carte.


Cet outil nécessite tout d'abord de déclarer les catalogues de métadonnées en ligne auxquels vous souhaitez accéder via les services de Découverte INSPIRE. Via l'onglet "Configure", vous devrez indiquer l'URL du service CSW, le profil à appliquer ainsi qu'un nom pour identifier le catalogue.


La liste des profils CSW permet de prendre en compte les différences d'implémentation du CSW qui existent entre différents serveurs. La plupart des profils que l'on peut trouver sont fournis en standard mais il est possible de créer son propre profil notamment en repartant des fichiers de configuration existants. Par exemple, l'accès au GéoCatalogue (IGN-BRGM) nécessite le paramétrage d'un profil spécifique, j'y reviendrai dans un prochain article.

Une fois les catalogues de métadonnées référencés, vous pouvez utiliser l'onglet "Find" pour rechercher une ressource. Pour chaque ressource trouvée, vous pourrez alors visualiser son emprise géographique et, si cette ressource est un service de Visualisation INSPIRE, l'ajouter directement dans votre carte.


Cette vidéo illustre rapidement l'utilisation de cet outil:


On notera que cet outil est disponible pour ArcGIS Desktop mais également pour ArcGIS Explorer. Il est gratuit, en Open-Source et téléchargeable sur la plateforme SourceForge.


Accéder à des services de Visualisation INSPIRE

Comme nous avons vu dans cet article, un service de Visualisation INSPIRE c'est à la base un service WMS. Ainsi, si vous disposez de l'URL de du service de WMS vous pouvez créer une connexion vers ce flux comme vous le faites habituellement (c'est-à-dire en ajoutant une connexion WMS dans votre catalogue de données).





Accéder à des services de Téléchargement INSPIRE

Comme nous avons vu dans cet article, un service de Téléchargement INSPIRE c'est à la base un service WFS. Ainsi, si vous disposez de l'URL de du service de WFS vous pouvez créer une connexion vers ce flux WFS comme vous le faites habituellement (c'est-à-dire en ajoutant une connexion dans votre catalogue de données avec "Add Interoperability Connection"). Vous pourrez alors ajouter les entités à votre carte ou les utiliser avec toutes les fonctions d'ArcGIS travaillant avec des classes d'entités.


Conclusion

Au travers de cette série de 7 articles, j'ai parcouru les différents composants qui constituent la solution ArcGIS for INSPIRE en essayant de ne pas trop m'étendre sur les aspects "normalisation" qui se trouvent derrière chaque type de service INSPIRE. C'est en effet l'objectif principal de cette solution que de vous épargner la connaissance approfondie de ces différentes règles et recommandations d'implémentation imposées par la directive européenne. Ceci étant, le sujet d'INSPIRE reste vaste et évolue encore beaucoup. ArcGIS for INSPIRE va donc continuer à évoluer en fonction documents réglementaires et techniques encore à venir. Nous reviendrons donc régulièrement sur ce thème dans arcOrama.

17 juin 2011

ArcGIS, un système et des dénominations qui évoluent

Les développements de la prochaine version d'ArcGIS (10.1) avancent à grands pas et j'aurai l'occasion de l'évoquer lors la prochaine conférence mondiale des utilisateurs Esri qui aura lieu à San Diego en juillet. Plus que jamais, quel que soit le contexte ou l'application à partir de laquelle vous accédez au SIG, c'est au travers un seul et même système: ArcGIS.

Pour mieux prendre en compte cette vision, Esri va faire évoluer la dénomination des éléments de la plateforme ArcGIS. Le tableau ci-dessous présente les principales évolutions de noms de produit qui prendront effet en version 10.1:



15 juin 2011

ArcGIS Explorer Desktop 1700 est disponible



ArcGIS Explorer est le visualiseur SIG gratuit d'Esri qui permet d'afficher, d'interroger, de partager et de présenter l'information géographique dans un environnement 2D ou 3D. Orienté sur l'exploitation de services web, ArcGIS Explorer est également capable d'accéder à des fichiers de ressources SIG en ligne ou locales. Enfin, ArcGIS Explorer permet l'utilisation de fonctions de traitements spatiaux avancés puisqu'il est capable de consommer les services de géotraitements diffusés par ArcGIS Server. Une nouvelle version (buid 1700) de ce géonavigateur est mise en ligne aujourd'hui, je reprends aujourd'hui quelques unes des nouveautés de cette version.

Intégration GPS

Depuis plusieurs versions, ArcGIS Explorer exploite directement les fichiers GPX. Il est maintenant possible de connecter tout type d'appareil GPS (compatible NMEA) pour collecter des données en direct. Les positions peuvent être collectées par un simple clic bouton ou en paramétrant un intervalle de temps régulier. Tout comme les données issues de fichier GPX, l'utilisateur peut gérer et afficher les waypoints, les tracks, et les routes.


Sélection spatiale

Vous pouvez désormais utiliser des pour sélectionner des entités dans les couches de votre carte. Différents opérateurs spatiaux sont disponibles pour paramétrer votre sélection. Les géométries utilisées peuvent être issues de notes existantes ou de formes dessinées interactivement par l'utilisateur.


Géoréférencement de fichiers rasters

Lorsque vous ajoutez des fichiers raster (TIFF, JPEG, PNG, GIF, BMP), si le système de coordonnées n'a pas encore été défini, ArcGIS Explorer proposera à l'utilisateur de géoréférencer son image en saisissant interactivement des points de calage entre différentes localisations sur l'image et les localisations correspondantes sur la carte.


Géomarquer des images

Les photos géomarquées (c'est-à-dire contenant une information de localisation géographique) peuvent être directement ajoutée et positionnée sur la carte par ArcGIS Explorer.

Si la photo ne contient pas ce type d'information, la commande d'ajout de photos géomarquées vous affichera un message vous proposant de la positionner manuellement sur la carte. Une nouvelle image incorporant la localisation est alors créée sur le disque.

 


Légendes dans la table des matières

La légende des couches sont désormais affichées directement dans la table des matières des couches. Elles peuvent cependant toujours être affichées dans une fenêtre dédiée. Tous les types de couches (et sous-couches) supportent désormais l'affichage de la légende.


Connexion aux portails ArcGIS

Les connexions aux portails autres qu'ArcGIS Online (vos portails internes ArcGIS Portal) peuvent gérées via la commande "Gérer les connexions au portail".


Autres améliorations

  • Amélioration du contrôle des sous-couches en particulier pour l'affichage des couches d'un service web cartographique
  • Amélioration du support des fichiers/flux KML et prise en charge des sélections spatiales sur ce type de données
  • Possibilité de réaliser des requêtes attributaires sur les paquetages de couches
  • Prise en charge du raccourci CTRL+Clic pour inverser la visibilité de toutes les couches de la carte
  • Possibilité d'utiliser la touche SHIFT puis de dessiner un rectangle pour zommer sur la carte (en 2D et en 3D)
  • Des séparateurs peuvent être ajoutés lors la configuration des barres d'outils dans l'application pour mieux les organiser
  • Amélioration de la gestion des caches des couches en permettant notamment le rafraichissement des caches couche par couche
  • Mises à jour pour prendre en charge les évolutions d'ArcGIS Online
  • L'utilisation d'ArcGIS Explorer est supportée sur les plateformes Terminal Server (ex: Citrix Xen App)
  • Mise à jour de l'aide et correction de différents disfonctionnements…

Pour plus d'infos, vous pouvez vous reporter aux pages du centre de ressources ArcGIS consacrées à ArcGIS Explorer. Disponible dès aujourd'hui en version française, vous pouvez directement télécharger ArcGIS Explorer 1700 à partir de cette page.

14 juin 2011

Qu'est ce qu'ArcGIS for INSPIRE ? (6/7)

Je poursuis aujourd'hui ma série d'articles consacrés à la solution ArcGIS for INSPIRE. Après avoir évoqué les fonctions de recherche proposées par le portail du Geoportal Server, nous continuons à évoquer ce composant mais cette fois-ci avec un focus sur les fonctions de gestion et d'administration du catalogue de métadonnées.



Administrer le catalogue de métadonnées de Geoportal Server

Dans ArcGIS for INSPIRE, les services de Découverte INSPIRE sont directement publiés par Geoportal Server à partir du catalogue de métadonnées. Ce catalogue de métadonnées est stocké dans une base de données et se gère au travers de l'interface web du portail. Différents profils d'utilisateurs peuvent intervenir sur les métadonnées: les membres du groupe gptpublisher (import, référencement, création ou mise à jour des métadonnées) et les membres du groupe gptadministrator (validation, approbation et publication des métadonnées). D'autres groupes "thématiques" peuvent être mis en place pour gérer les privilèges d'accès à différentes séries de métadonnées sachant qu'un utilisateur enregistré sur le portail peut appartenir à différents groupes.



L'interface d'administration des métadonnées du portail


Alimenter le catalogue de métadonnées

L'alimentation du catalogue de métadonnées est un aspect clé du composant Geoportal Server dans la solution ArcGIS for INSPIRE. L'administrateur du catalogue dispose de nombreuses possibilités pour collecter ses métadonnées auprès de ses utilisateurs ou de ses partenaires.


Le catalogue peut être tout d'abord alimenté par les fiches de métadonnées que les utilisateurs vont saisir directement sur le portail à l'aide de différents éditeurs en ligne. Par défaut, les éditeurs activés dans ArcGIS for INSPIRE sont: "Dublin Core", "FGDC", "ISO 19115 Profil INSPIRE" et "ISO 19119 Profil INSPIRE". L'administrateur peut restreindre ou compléter cette liste et il peut également personnaliser les éditeurs existant pour s'adapter à des profils spécifiques.
Le catalogue peut aussi être alimenté par la collecte de métadonnées (plus ou moins riches) issues de services géospatiaux ArcGIS Server ou OGC, de services de métadonnées ArcIMS ou des services de métadonnées normalisés CSW ou OAI (Open Archive Initiative). Geoportal Server est également capable de collecter des métadonnées à partir de fichiers XML exposés dans des répertoires web (WAF).

Le catalogue peut également être enrichi par les métadonnées directement publiées par l'utilisateur à partir de l'application ArcCatalog. Ceci permet, en quelques clics, d'exploiter les métadonnées saisies et maintenues avec ArcGIS Desktop.

Enfin, il est possible par développement d'insérer des fiches de métadonnées en utilisant l'API Rest ou l'API CSW de Geoportal Server. Ceci permet d'utiliser une URL HTTP (Put et Get) et d'ajouter, via le web, des fiches de métadonnées dans le catalogue.

Saisir ses métadonnées sur le portail

Les membres des groupes gptpublisher et gptadmin peuvent accéder à l'onglet "Gestion des métadonnées" et saisir des nouvelles fiches de métadonnées. Pour cela, il suffira de cliquer sur la commande "Ajouter" puis de choisir la norme de métadonnées à utiliser.

 

En fonction de ce choix, l'éditeur correspondant s'affichera. Des profils dédiés pour les normes ISO 19115 et 19119 ont été paramétrés selon les recommandations de la directive INSPIRE.

 

Pour ces deux éditeurs, un système d'onglets et une ergonomie spécifique permet de saisir plus rapidement les différents éléments de métadonnées INSPIRE. On notera que ces éditeurs sont utilisés également pour la mise à jour des métadonnées lorsque celles-ci ont été créées via le portail.


Une fois la saisie des métadonnées réalisée, l'utilisateur peut enregistrer ses métadonnées en tant que brouillon pour terminée ultérieurement ou soumettre les métadonnées pour validation.
 
Moissonner un service CSW

Nous l'avons évoqué dans le précédent article, les administrateurs du portail peuvent offrir des fonctions de recherche sur d'autres catalogues de métadonnées en référençant des services de Découverte INSPIRE. Dans ce cas, la requête de l'utilisateur est transmise en CSW (2.0.2) vers le catalogue distant puis le résultat de la requête CSW est affiché dans l'interface de recherche du portail. Dans ce cas, aucune duplication des métadonnées n'est réalisée entre votre catalogue de métadonnées et le catalogue distant.

Geoportal Server permet également d'alimenter votre catalogue de métadonnées en moissonnant des catalogues de ressources distants. Les métadonnées du catalogue distant sont alors "aspirées" et ajoutées dans le catalogue de métadonnées de votre Geoportal Server.

 

Cette opération nommée "moissonnage" se paramètre tout simplement en spécifiant l'URL du service CSW dont vous souhaitez collecter les métadonnées.


Les opérations de moissonnage opèrent en s'appuyant sur des requêtes CSW, la fréquence et le mode de synchronisation peuvent être paramétrés par l'administrateur.



Référencer des services ArcGIS Server

Un moyen simple et rapide de décrire les ressources disponibles sur un serveur SIG est de référencer directement votre service ArcGIS Server ou même l'ensemble de votre serveur ArcGIS Server dans le catalogue de métadonnées. En effet, le Geoportal Server peut parcourir automatiquement tous les services (map services, feature services, image services, geoprocessing services, …) et remplir le catalogue de métadonnées à partir des informations descriptives de votre service (nom, type, description, emprise, …). Pour cela, il suffira de saisir les URL des points d'accès Rest et SOAP de votre serveur SIG.


Publier des métadonnées à partir d'ArcCatalog

Depuis de nombreuses années, ArcGIS propose des outils de saisie de métadonnées selon la norme ISO 19115 et beaucoup d'organisations créent et maintiennent leurs métadonnées au travers des outils SIG bureautiques (ArcGIS Desktop). Ces métadonnées peuvent être envoyées vers le catalogue de métadonnées et ainsi publiées par le service de Découverte INSPIRE de Geoportal Server.

 

Il vous faudra pour cela installer l'outil "Publish Client" téléchargeable à partir de cette page. Ce complément gratuit pour ArcCatalog 10 permet de publier directement les métadonnées d'une ou plusieurs ressources en les sélectionnant dans votre catalogue de données.



L'outil vous demandera alors d'indiquer l'URL de votre serveur de métadonnées et de vous authentifier auprès de ce serveur.



Une fois publiée, votre ressource sera ajoutée au catalogue de métadonnées.



Importer une fiche de métadonnées

Une autre manière d'enrichir votre catalogue de ressources est d'importer directement une fiche XML de métadonnées.


Pour cela, vous utiliser l'interface du portail et sélectionnerez le fichier XML de métadonnées. Vous pourrez ensuite utiliser la commande "Valider" pour vérifier que le contenu du document est valide au regard de la norme de métadonnées auquel ce dernier fait référence.




Le même fichier de métadonnées peut être importé plusieurs fois. Dans ce cas, le portail dispose de fonctionnalités avancées pour détecter qu'il s'agit d'une mise à jour et remplacera alors les métadonnées existantes dans le catalogue par cette nouvelle version.


Validation des métadonnées

Les métadonnées saisies, importées, moissonnées ou publiées via ArcCatalog doivent préalablement être approuvées avant d'être accessible par le moteur de recherche. Cette approbation est réalisée par les membres du groupe gptadmin de manière ponctuelle ou par lot.

 

Les outils d'administration permettent rapidement d'obtenir une liste des métadonnées qui ont été postées mais non-encore approuvées.

 



Nous venons de décrire une partie des fonctions de collecte de métadonnées proposées par ArcGIS for INSPIRE. On notera que le portail propose également de nombreuses fonctions de gestion, d'organisation et d'administration que je ne peux prendre le temps d'expliciter dans cet article. Dans un dernier article, je présenterai quelques fonctions intéressantes d'ArcGIS for INSPIRE qui permettent aux utilisateurs de consommer plus facilement des services de Visualisation, de Téléchargement et de Découverte INSPIRE.