24 octobre 2010

Clustering avec l'API JavaScript

Dans mon précédent article, je mettais en évidence l'inefficacité cartographique et la pauvre performance de certaines applications qui empilent sur un fond de cartes des centaines (voir des milliers) d'éléments ponctuels. Pour cela, j'avais pris l'exemple de la carte des stations essence actuellement fermées en France et j'avais montré comment réaliser une carte en utilisant des mécanismes de clustering équivalente (une avec l'API ArcGIS for Flex et l'autre avec l'API ArcGIS for Silverlight). En regroupant ainsi à la volée les points en fonction de leur proximité, la carte est plus lisible et son affichage est plus performant. Parmi les différentes réactions à cet article, plusieurs lecteurs d'arcOrama m'ont demandé si on pouvait réaliser la même chose avec l'API ArcGIS for JavaScript. Je reviens donc sur ce point.



Bien que le type de représentation par clusters n'existe pas dans l'API ArcGIS for JavaScript (contrairement à Flex ou Silverlight), il existe des solutions très simples à mettre en place. L'article du blog GeoChalkboard explique comment utiliser la libraire Open Source de Globoserve développée à partir d'un algorithme fourni par Esri. En repartant de cet article, j'ai donc réalisé, en JavaScript, une troisième version de l'application de visualisation des stations essence actuellement fermées.

Il est donc possible d'utiliser des représentations par clustering avec toutes les APIs Web ArcGIS. Les trois liens à retenir sont les suivants:
- Pour JavaScript
- Pour Flex
- Pour Silverlight

20 octobre 2010

Cartographier la pénurie d'essence ...

Depuis quelques jours, les automobilistes français sont à la recherche de stations service encore ouverte pour y faire leur plein. Dans ce contexte, le site Carbeo.com a eu la bonne idée de mettre à contribution les usagers automobiles pour signaler les stations constatées comme étant partiellement ou totalement fermées. Basé sur l'envoi d'email, le processus n'est pas très automatisé et manque de réactivité et cette application VGI pourrait être optimisé mais ce n'est pas mon propos. En effet, c'est plutôt sur la cartographie que je voulais rebondir aujourd'hui. 


La carte proposée repose sur un fond de carte Google Maps et affiche plus de 2000 stations sur la France ce qui la rend particulièrement peu performante en plus d'être illisible à petites échelles. Dans ces cas de figure, il existe des solutions simples pour améliorer à la fois la performance et la lisibilité de sa carte. Par exemple, en utilisant un mécanisme de regroupement à la volée des points en fonction de leur proximité géographique (en anglais "clustering"), on obtient souvent une cartographie bien plus compréhensible.

Ce type de représentation étant particulièrement simple et efficace à implémenter avec les APIs Web ArcGIS, je me suis amusé à reprendre les données de Carbeo.com correspondant à la situation d'hier soir à 18h (environ 2300 stations fermées) et à la présenter dans une application réalisée avec l'API ArcGIS for Silverlight et une autre réalisée avec l'API ArcGIS for Flex

L'application Silverlight:



 L'application Flex

19 octobre 2010

ArcGIS Mapping for SharePoint 2.0 est disponible


Depuis quelques jours manaitenant, la version 2.0 d'ArcGIS Mapping for SharePoint est disponible. Gratuitement téléchargeable pour tous les utilisateurs d'ArcGIS Server, cette nouvelle version permet aux concepteurs et administrateurs de plateformes Microsoft SharePoint d'intégrer la cartographie et le SIG au coeur des processus de collaboration et de gestion de documents professionnels.

ArcGIS Mapping for SharePoint, c'est quoi ?

En quelques mots, il s'agit d'une série de composants SIG paramétrables (Web Parts) que l'on intègre très facilement dans des portails SharePoint. ArcGIS Mapping for SharePoint se décompose de la manière suivante:
  • ArcGIS Map Web Part
    Composant permettant l'affichage et l'interrogation de données spatiales stockées dans des Map Services ArcGIS Server, dans des tables de Spatial Data Services (Map It), dans des listes SharePoint. Les fonds de cartes peuvent issues d'ArcGIS Server, d'ArcGIS Online ou de Bing Maps.
  • ArcGIS Location Field
    Fonctionnalité qui s'ajoute dans SharePoint au niveau des listes et les formulaires de saisie de données de SharePoint et qui permet de renseigner des champs X,Y (ou Lat/lon) en allant simplement pointer la localisation sur une carte ArcGIS. De cette manière l'utilisateur peut "spatialiser" rapidement des listes SharePoint pour pouvoir ensuite représenter ces informations sur une carte ArcGIS (directement dans SharePoint).
  • ArcGIS Geocoding Workflow
    Fonctionnalité qui s'ajoute dans SharePoint pour permettre de géocoder des listes SharePoint et d'ajouter automatiquement des informations X,Y (ou Lat/Lon) à ces listes pour pouvoir ensuite représenter ces informations sur une carte ArcGIS (directement dans SharePoint).
Les principales nouveautés de la version 2.0
  • Support de la version 2010 de SharePoint
  • Une nouvelle IHM correspondant au look-and-feel SharePoint 2010 avec un nouveau ruban

  •  Les services de géotraitement ArcGIS Server sont désormais accessibles directement à partir de la Map Web Part

     
  •  La Map Web Part est maintenant extensible en Silverlight. Ce qui veut que vous pouvez la personnaliser en développant de nouvelles fonctions d'interaction avec les couches et données de la carte ou encore en y ajoutant des fonctionnalités fournies par des services web ArcGIS Server ou par d'autres types de services Web.
  • L'intégration à ArcGIS.com avec une fonciton standard dans la Map Web Part qui permet de rechercher et d'ajouter des contenus (Web Map et Map Services) trouvés sur la plateforme collaborative ArcGIS.com.

     
  • Le Map Web Part est désormais personnalisable avec des thèmes ce qui permet de l'intégrer totalement dans la chartre graphique du portail SharePoint (y compris les pop-ups, les messages et les boites de dialogue)
  • Un nouveau priocessus de géocodage est proposé pour géocoder les adresses des listes SharePoint. En particulier, il est maintenant possible d'automatiser le géocodage dès lors qu'une liste est mise à jour ou complétée.

Toutes les ressources concernant ArcGIS Mapping for SharePoint (y compris le téléchargement) sont accessibles à partir de cette page

18 octobre 2010

Quelques infos sur ArcGIS for Android

Comme annoncé en juillet dernier lors de la conférence mondiale Esri à San Diego, l'application et l'API ArcGIS for Android sont en cours de développement et devraient être disponibles avant la fin de l'année. Pour les plus impatients, Esri vient de publier un premier niveau de ressources qui vous permettrons de mieux comprendre de quoi il s'agit.


Tout d'abord, comme pour l'iPhone/iPad, une application prête à l'emploi sera disponible et proposera les fonctionnalités suivantes:
  • Affichage et navigation sur des cartes
  • Localisation par adresses et par noms de lieux
  • Identification de localisations et d'entités du SIG
  • Requêtes sur les couches et les données
  • Mesures de distances et de superficies
  • Recherche et partage de cartes à partir d'ArcGIS Online
  • Collecte de données SIG
Une API sera également disponible pour les développeurs qui souhaitent construire des applications pour Android accédants aux fonctionnalités fournies par ArcGIS Server (cartographie, requêtes, géocodage, géotraitement, …) en utilisant le langage Java. Les SDK Android supportés sont les versions 2.1 (API 7) et 2.2 (API 8).

L'API contient les librairies nécessaires au développeur ainsi qu'un plug-in pour l'IDE Eclipse. Ce dernier  proposant des outils, une documentation et des exemples de code pour aider le développeur à démarrer rapidement. La documentation de référence est déjà en ligne pour les plus curieux.

16 octobre 2010

Découvrir ArcGIS 10 en vidéos

Si vous n'avez pas participé à SIG 2010 ou si vous n'avez pas eu le temps de suivre toutes les présentations concernant la nouvelle version d'ArcGIS, alors vous pouvez prendre le temps de découvrir en vidéos quelques unes des nouveautés d'ArcGIS 10. Ces vidéos sont accessibles depuis quelques jours sur le site d'Esri France. Elles sont en HD, ne vous privez pas de cette option.
Cette série de démonstrations consacrées à ArcGIS 10 sera enrichie durant les prochaines semaines, so stay tuned !

15 octobre 2010

Interopérabilité d'ArcGIS avec les serveurs WMS du marché

Le 24 septembre dernier, nous annoncions sur arcOrama la certification d'ArcGIS 10 vis-à-vis des principaux standards de l'OGC (WMS, WCS, WFS, CSW, ...). Ce même jour avait lieu, à Toulouse, la journée française de l'interopérabilité. Les éditeurs SIG français membres de l'OGC avaient décidé de démontrer concrètement un scénario d'interopérabilité basé sur le standard WMS et mettant en œuvre les différentes technologies serveurs et clientes du marché. Chacun des éditeurs présents a ainsi illustré sa capacité à servir et à consommer des services standardisés interopérables avec les autres éditeurs.


Pour ceux qui n'étaient pas présents à Toulouse, j'ai mis en ligne la vidéo de la démonstration que j'ai présentée lors de cette journée. Celle-ci illustre tout d'abord comment ArcGIS Desktop se connecte aux services WMS servis par les solutions d'Autodesk, Bentley, Erdas, GeoConcept, ITT, Star-Apic, MapServer (OSLandia) et Constellation (Geomatys). On y montre ensuite comment ArcGIS Server peut fédérer et publier ces services WMS. Enfin, on illustre l'accès à ces différents services WMS au travers d'une application Flex (ArcGIS Viewer for Flex) et de l'application ArcGIS for iOS sur iPhone.


Bien qu'assez peu ambitieux (WMS est un standard déjà ancien), cet exercice était une première et il a permis de démontrer, si cela était encore nécessaire, que l'interopérabilité n'est pas une question de modèle économique (Propriétaire vs. Open-Source), mais bel et bien une question de volonté humaine de formalisation sémantique et technologique.

14 octobre 2010

SIG 2010 – Pour conclure

Je termine aujourd'hui ma série d'articles liés à SIG 2010. En quelques articles, il est difficile de revenir sur l'ensemble des annonces et des événements qui se sont déroulés durant ces deux jours. Par exemple, je n'ai pas eu le temps de détailler la mise en place de ma démonstration du serveur d'imagerie ArcGIS Server sur Haïti. J'aurai aussi souhaité prendre plus de temps pour expliquer cette intégration de vues immersives de façades 3D dans ArcMap ou encore d'évoquer les nouveautés d'arcOpole V2. Vous êtes nombreux à m'avoir posé des questions sur ces différents sujets, je prendrais donc le temps d'y revenir dans quelques semaines. 


Concernant SIG 2010, de nombreuses informations sont disponibles sur le site dédié à la conférence où je vous recommande en particulier de parcourir les résultats des différents concours (Géophotos, Posters et 24h. du SIG) ainsi que les interviews d'utilisateurs réalisées durant ces deux jours et qui vont progressivement être mis en ligne.

La Géophoto gagnante cette année était sur Etretat,
en tant que Normand ça ne pouvait me laisser indifférent !

Pour terminer sur le sujet de la conférence, mon petit doigt me dit que les dates pour l'année prochaine pourraient être les 5-6 octobre 2011, à suivre...

12 octobre 2010

SIG 2010 - ArcGIS au bout des doigts

Aujourd'hui à la maison, demain au bureau, les écrans tactiles se généralisent sur les Smart-Phones, les tablettes et maintenant sur nos PC (par exemple avec Windows 7). C'est plus qu'évident, l'écran tactile apporte un véritable confort dans l'expérience utilisateur et se révèle particulièrement adapté et efficace dans le contexte des applications cartographiques. 



Du coté des technologies Esri, l'année 2010 aura marqué un véritable coup d'accélérateur dans ce domaine avec une multiplication des applications et des APIs supportant ces environnements que qualifiés de "multi-touch". 


Durant SIG 2010, nous avons démontré plusieurs de ces technologies avec :
  • une application collaborative ArcGIS sur un iPhone (développée avec l'API ArcGIS for iOS),
  • l'accès aux cartes ArcGIS.com avec l'application standard ArcGIS sur un iPad,
  • une application de cartographie et d'analyse spatiale sur une table Microsoft Surface
  • le "Touch Add-in for ArcGIS" installé sur les écrans tactiles sur le village Esri France.

Ayant déjà évoqué la technologie ArcGIS for iOS, je reviens aujourd'hui sur les deux dernières.


L'application ArcGIS sur la table Microsoft Surface

L'application démontrée lors de la plénière de SIG 2010 est une application basée sur l'API ArcGIS for Silverlight/WPF consommant des services de cartes et des services de géotraitements servis par ArcGIS Server. Ce type d'application se développe avec l'IDE Visual Studio et le kit de développement spécifique à table (Microsoft Surface SDK). Coté Esri, il est nécessaire d'installer l'API ArcGIS for Silverlight/WPF et d'adapter la gestion des événements du Map Control standard pour prendre en charge les évén ments multi-touch spécifiques à la table Surface en suivant ll'exemple de code de l'article suivant. Un serveur ArcGIS Server 9.3 (ou plus) est bien entendu nécessaire. Enfin, il n'est pas nécessaire de disposer d'une Table Surface pour développer votre application, un émulateur est fourni avec le SDK de Microsoft.

Un des aspects intéressant de la technologie Surface de Microsoft est la capacité de la table à reconnaitre des objets que l'on pose grâce à des tags (voir ci-dessous). Le développeur peut déclencher des fonctions spécifiques selon les événements déclenchés par ces objets. Ceci ouvre des perspectives très intéressantes pour peu que l'imagination suive !


L'application montrée lors de SIG 2010 illustre, entre autres, cette notion de reconnaissance de tags,. Je vous propose de retrouver cette démonstration via cette vidéo.



Si ce type d'application vous intéresse, d'autres exemples de prototypes ArcGIS sur des tables Microsoft Surfaces sont disponibles ici.


L'outil "Touch Add-in for ArcGIS"

Les participants à SIG 2010 ont également eu la possibilité de "toucher ArcGIS du doigt" grâce à une autre technologie tactile cette fois-ci sur des écrans plus classiques. En effet, depuis l'arrivée de Windows 7 et de son API Touch, plusieurs constructeurs proposent désormais des écrans tactiles compatibles avec le nouvel OS de Microsoft. A l'aide de cette API, mes collègues du Prototype Lab d'Esri ont développé un Add-in pour ArcGIS 10 permettant, dans ArcGlobe, de naviguer et d'interagir avec les doigts sur ses données SIG en 3D.



Je n'ai pas eu le temps de filmer les doigts de nos utilisateurs lors de cette conférence, mais une vidéo de cet outil gratuit est disponible ici.




Conclusion

Qu'il se fasse sur des tables en mode collaboratif ou seul sur son appareil mobile, l'accès tactile aux cartes de nos SIG n'en est qu'à ses débuts. De nombreuses expériences sont déjà concluantes et certaines déjà en production dans les entreprises (voir par exemple les applications ArcGIS d'IntuiLab). Les technologies continuent de progresser et du coté d'Esri, la version 2.1 des APIs Web ArcGIS (JavaScript, Flex, Silverlight/WPF) mais aussi les APIs iOS, Windows Phone et bientôt Androïd intègrent également la dimension multi-touch. Nous aurons donc l'occasion de revenir sur le sujet.

08 octobre 2010

SIG 2010 - ArcGIS 10, un SIG 3D complet

Vous avez été nombreux à venir discuter avec moi des capacités d'analyse 3D d'ArcGIS 10 après la démonstration réalisée en plénière lors de SIG 2010. Cette démo était basée sur des données de la BDTopo de l'IGN et des données Virtuel City sur l'agglomération de Brest. L'objectif était de montrer plusieurs aspects d'un SIG 3D tel qu'on peut l'envisager avec ArcGIS 10.


Une variété de modèles 3D dans un référentiel unique: la Géodatabase

Dans le scénario de la démonstration, la scène 3D était composée de différents données 2D et 3D de nature très différente. Tout d'abord un MNT modélisé sous la forme d'une classe d'entité de type "Terrain" dans la Géodatabase. Sur ce MNT, j'ai drapé une orthophoto stockée elle aussi sous la forme d'un jeu de données raster dans la Géodatabase. Les bâtiments de la BDTopo sont issus d'une classe d'entités 2D que l'on a simplement drapé sur le MNT et extrudé à la volée à l'aide de leur attribut de hauteur. Les bâtiments et ouvrages fournis par Virtuel City ont été stockés dans la Géodatabase sous la forme d'une classe d'entités de type "Multipatch" avec des textures. Enfin, les éléments d'habillage comme les axes de voie sont issus d'une classe d'entités de lignes 3D (x,y,z).

L'exemple est intéressant, à la fois par le volume important du jeu de données démontré, mais aussi pour bien comprendre que la Géodatabase propose tous les modèles de données vecteur et raster dont on peut avoir besoin pour décrire une ville virtuelle en 3D. 

Ces modèles (classe d'entités 3D, classe d'entités multipatch, MNT vecteur, MNT raster, …) sont disponibles depuis longtemps dans ArcGIS. On notera tout de même un apport de la version 10 qui permet d'importer plus facilement des objets 3D stockés dans des formats externes comme Sketchup, 3DS Max, Collada, OpenFlight ou encore GeoVRML. Par exemple, le projet d'aménagement montré dans la démo a été importé dans la Géodatabase à partir de fichiers 3DS Max.

Les capacités de représentation 3D d'ArcGIS

Un autre aspect important d'un SIG 3D est sa capacité à représenter avec réalisme et de manière performante les éléments du SIG en 3D (qu'ils soient stockés dans la base de données en 3D ou en 2D). Sur ce point, ArcGIS propose différentes application plus ou moins spécialisées:
- ArcGlobe pour le rendu et la navigation de gros volume de données 3D,
- ArcScene pour l'analyse et la mise à jour de données 3D,
- ArcGIS Explorer + ArcGIS Server pour la diffusion de services de données 3D via le web


ArcGlobe
ArcScene

En version 10, des améliorations de performance notables ont été apportées notamment dans ArcGlobe sur la gestion des couches issues de services web tuilés 2D. L'affichage de ces derniers est aujourd'hui aussi rapide que des services web de globes 3D. Par ailleurs, la gestion des textures sur les entités "multipatch" a été optimisée par un mécanisme de dégradation automatique en fonction de la distance au point de vue.



La richesse des fonctions d'analyse 3D d'ArcGIS

Le troisième axe important d'un SIG 3D réside dans sa capacité à offrir des fonctionnalités de traitement et d'analyse intégrant les 4 dimensions (x,y,z et le temps). Dans ce domaine, la dernière version d'ArcGIS est vraiment plus riche. Dans ma démonstration, j'ai illustré cet aspect en présentant deux exemples d'analyse.
La première consistait à analyser l'impact visuel du projet immobilier du plateau des capucins à partir des grands axes routiers de l'agglomération.



Pour cela, j'ai échantillonné mes voies par tronçons de 10 m. et j'ai analysé pour chaque tronçon l'intervisibilité entre chaque tronçon et les 6 points haut des bâtiments de mon projet. Pour cela, j'ai exécuté l'outil "Construct Sight Lines" pour générer les lignes d'intervisibilité puis l'outil "Line Of Sight" pour calculer les visibilités.


Une fois les lignes de visibilité calculées, j'ai utilisé les lignes ayant une intervisibilité totale (ligne vertes) pour réaliser une jointure spatiale avec mes tronçons afin de savoir, pour chacun d'entre eux, si on y voit ou pas un des bâtiments du projet.


La deuxième consistait à analyser des nuisances en termes d'ombre portée entre différents bâtiments. Plusieurs tours sont situées à proximité des bâtiments que l'on souhaite construire. Grâces à des fonctions de 3D Analyst et à l'aide de librairies Python d'éphémérides, j'ai réalisé un géotraitement permettant de réaliser cette analyse.


A différentes dates dans l'année et à différentes heures de la journée, on peut calculer les positions du soleil et les ombres portées correspondant à chaque tour.


En répétant ce même calcul régulièrement sur plusieurs jour de l'année, on peut alors déterminer, fenêtre par fenêtre sur les façades des bâtiments du projet, le temps moyen d'ombrage dû à ces tours.



Voilà pour cet article, certes un peu long, mais qui me permet de donner quelques explications complémentaires pas toujours évident à fournir en quelques minutes de démo.

07 octobre 2010

SIG 2010 - Retours sur GeoCollaborer.com

Depuis longtemps, Esri met en avant l'idée que le SIG doit être accessible à tout le monde. Plusieurs exemples dans l'actualité récente montrent que cette idée devient une réalité et qu'elle a en fait une double facette. D'une part, l'accès aux informations du SIG devient presque universel. En effet, avec de nouveaux périphériques tels que les smart-phones ou les tablettes communicantes et grâce également à l'ouverture et la simplification des protocoles des serveurs SIG, quasiment tout le monde peut afficher des données du SIG sur un fond de carte, et tout cela via des services en ligne. D'autre part, grâce à ces mêmes technologies, quasiment tout le monde peut aujourd'hui contribuer à la collecte d'information concernant son territoire et augmenter ainsi la réactivité et la qualité des services rendus aux citoyens.

Lors de la plénière de SIG 2010, nous avons évoqué l'émergence de ces nouveaux types d'applications collaboratives en relation étroite avec le SIG. Ces nouvelles applications ont pour objectif de faire collaborer des communautés d'utilisateurs beaucoup plus larges via des applications simples et légères afin d'enrichir rapidement certaines couches d'information du SIG. On parle alors de VGI (Volunteered Geographic Information) pour qualifier les données ainsi collectées.

Pour illustrer cette notion, nous avons développé et présenté durant la session plénière une preuve de concept (GeoCollaborer.com) réalisée à partir des technologies ArcGIS 10. 



Cette plateforme se compose  tout d'abord d'une application iPhone (développée avec l'API ArcGIS for iOS) permettant aux utilisateurs de signaler un incident tel que des Graffitis, des dégradations de voirie ou encore un disfonctionnement sur l'éclairage public. 

Ces incidents sont remontés dans la Géodatabase d'entreprise de la collectivité via un "Feature Service" ArcGIS Server 10. 



La validation, l'affectation et le traitement se fait via une application web développée avec l'API Flex ArcGIS. Elle permet par exemple de cartographier les incidents et de consulter la fiche descriptive et la photo collectée par l'utilisateur. L'application web permet également aux services techniques d'affecter une intervention et de marquer l'incident comme "traité". Ceci permet alors d'informer l'utilisateur que l'incident a été réglé.



Enfin, l'application web étant basée sur un serveur SIG, elle permet aussi de réaliser des analyses géostatistiques sur l'historique des incidents afin d'assurer les actions de prévention sur chaque type d'incident.




Bien entendu, il ne s'agit que d'une plateforme de démonstration mais elle montre qu'il est possible, en quelques jours de développement et avec les API ArcGIS disponibles aujourd'hui, de mettre en place une telle solution. 

Devant le succès de cette démonstration, je pense que nous reparlerons prochainement de GeoCollaborer.com.


05 octobre 2010

SIG 2010 - ArcGIS Viewer for Flex

Lors de SIG 2010, j'ai eu l'occasion de montrer à plusieurs reprises la deuxième génération d'application Flex ArcGIS. En fait, il s'agissait tout simplement de la nouvelle application ArcGIS Viewer for Flex mise en ligne la semaine dernière par Esri. 


Ce nouveau modèle d'application paramétrable succède au célèbre "Sample Flex Viewer" que de nombreux utilisateurs ArcGIS Server utilisent aujourd'hui. Devant le succès de la première version, Esri a décidé de proposer une version officielle (et supportée) et de la baptiser "ArcGIS Viewer for Flex 2.1" (car construite sur l'API Flex ArcGIS 2.1). Toujours basé sur le principe de Widgets configurables, cette nouvelle version est plus souple en termes de personnalisation de l'IHM et intègre toutes les nouveautés fonctionnelles d'ArcGIS 10.

Plus souple et plus personnalisable

L'accès aux Widgets peut toujours se faire par des menus au travers de l'interface utilisateur classique de la version précédente mais ce n'est plus l'option par défaut. Les Widgets sont accessibles plus directement au travers d'une barre d'outils unique. Il est désormais possible de gérer l'affichage des Widgets en les positionnant librement ou de manière fixe, en les organisant en automatique verticalement ou encore horizontalement. 


De nouveaux composants d'interface comme la barre de navigation ou le "Map Switcher" permettent de naviguer plus rapidement sur la carte et de changer facilement le fond de carte courant.


 
Plus de Widgets

ArcGIS Viewer for Flex intègre les nouvelles fonctionnalités de l'API Rest d'ArcGIS Server. Ainsi de nouveaux Widgets permettent d'implémenter les fonctions de Web Editing, d'utiliser les Feature Templates ou encore les fonctions de filtrage temporel. Un Widget d'extraction de données a également été ajouté et s'interface avec le modèle de Géotraitement "ExtractData" disponible en standard dans ArcGIS 10.



Une documentation plus riche

ArcGIS Viewer for Flex s'accompagne d'une riche documentation accessible à partir du Resource Center ArcGIS. Cette documentation s'adresse aux non-développeurs qui chercheront simplement à paramétrer les Widgets existants mais aussi aux développeurs souhaitant développer d'autres Widgets. 



Une version française est déjà disponible

Pour préparer des démonstrations ces derniers jours, j'ai été amené à traduire et à adapter en français ce nouveau modèle d'application. Une application d'exemple est donc en ligne ici pour vous permettre de la tester et je vous propose de télécharger le projet Flex correspondant à partir de ce lien (nécessite Flash Builder 4).


04 octobre 2010

SIG 2010 - Retours en images...

Vous faites peut être partie des 1937 participants présents à Versailles la semaine dernière pour SIG 2010.  Si c'est le cas, Esri France vient de publier une première série de photos qui vous rappelleront quelques souvenirs. Pour les autres, c'est un petit résumé en images qui illustre différents aspects de la conférence.


Ci-dessous, un petit montage plus personnel montrant les coulisses des 48h précédent la conférence. On y retrouve l'équipe du marketing technique d'Esri France en pleine préparation et installation des démonstrations de la session plénière.


SIG 2010 – Annonces sur ArcGIS Mobile 10

A en juger par le nombre de participants à l'atelier technique consacré aux solutions de mobilité, le sujet est véritablement au cœur des préoccupations des utilisateurs ArcGIS. Cela tombe bien, nous avions beaucoup de choses à vous présenter cette année car les évolutions d'ArcGIS Mobile en version 10 sont nombreuses et voici un rapide résumé. 
 ArcGIS Mobile 10 sur un Panasonic Toughbook à SIG 2010

A l'occasion de SIG 2010, Esri France a annoncé une étape importante dans la diffusion de la technologie ArcGIS Mobile auprès des utilisateurs Esri. En effet, à partir de la version 10, ArcGIS Mobile n'est plus lié systématiquement à ArcGIS Server et peut être déployé dans une architecture uniquement composée de produits ArcGIS Desktop. En version 10, tous les utilisateurs d'ArcGIS Desktop (ArcView, ArcEditor ou ArcInfo) disposeront d'une licence ArcGIS Mobile pour chaque licence ArcGIS Desktop. Ceci veut dire que si vous disposez de 3 licences ArcView et 2 licences ArcEditor, vous pourrez déployer 5 licences ArcGIS Mobile sur des appareils nomades de votre organisme.

En version 10, c'est une nouvelle application prête à l'emploi qui fait son apparition pour les plateformes Windows XP, Vista et 7. Cette application est similaire à l'application déjà existante dans la version précédente sur la plateforme Windows Mobile. Organisée et optimisée pour un usage sur des appareils tactiles, l'application est basée sur une approche par tâche afin d'être prise en main par des opérateurs ne connaissant rien au SIG.


L'application ArcGIS Mobile se configure à l'aide de projets que l'on configure dans le Mobile Project Center. Une fois configuré, un projet Mobile peut être enregistré en local, sur un disque partagé ou diffusé via un serveur ArcGIS Server.



ArcGIS Mobile 10 utilise toujours la technologie robuste du MobileCache pour la gestion des couches opérationnelles (requêtes, sélections, mises à jour, synchronisations, ….) permettant une utilisation des données en mode connecté et/ou déconnecté. En version 10, le MobileCache peut être récupéré dynamiquement à partir d'un service ArcGIS Server (comme en 9.3) mais il est également possible de l'extraire préalablement avec des outils de Géotraitement. Autre évolution importante, ArcGIS Mobile 10 peut désormais exploiter une variété plus large de sources de données pour les couches de fond de carte:
  • des services dynamiques ArcGIS Server,
  • des services tuilés ArcGIS Server,
  • des services de fond de carte ArcGIS Online,
  • des copies locales de caches ArcGIS Server,
  • des fichiers SDC



D'un point de vue fonctionnel, on notera quelques points majeurs:
  • Possibilité de configurer finement les contenus des formulaires de consultation et des formulaires de mises à jour des différentes couches opérationnelles,
  • Gestion automatiques des types de champs (listes pour les domaines, dates/heures, …) et de leur caractère obligatoire,
  • Possibilité de paramétrer la tolérance et la précision GPS acceptée pour chaque couche opérationnelle,
  • Possibilité de communiquer avec les autres membres de l'équipe sur le terrain et de visualiser leur position géographique,
  • Possibilité de développer des tâches et des extensions complémentaires pour personnaliser l'application standard,
  • Possibilité de régler le thème de l'application pour un usage jour/nuit.


Pour terminer sur ce sujet, le fait de pouvoir utiliser désormais ArcGIS Mobile sans être connecté à ArcGIS Server entraine de nouveaux workflows d'extraction/insertion de données. Je prendrais donc le temps de les décrire dans un prochain article.

01 octobre 2010

SIG 2010 - Annonce sur les bouquets de contenus


La conférence SIG 2010 a été l'occasion pour Esri France de faire un certain nombre d'annonces relatives à la disponibilité de nouveaux contenus en particulier en ce qui concerne l'offre de contenus en ligne. Grâce notamment à un nouvel accord avec l'IGN, Esri France propose désormais l'accès aux données à forte valeur du Géoportail au travers d'un bouquet de contenus variés et adaptés aux usages SIG.
Le bouquet est composé de 5 familles de contenus:
  • FranceRaster,
  • IGN (BD Ortho, BD Parcellaire, Scans),
  • Les cartographies altimétriques Intermap,
  • Les CS Raster Navteq / TeleAtlas
  • Les contenus non soumis à redevance (cartes de Cassini par exemple)


Ce bouquet de contenus est conçu pour un usage optimum avec les solutions ArcGIS. En effet, les services web sont diffusés par des serveurs ArcGIS Server ce qui permet une utilisation dans les produits ArcGIS (Server, Mobile, Desktop et Explorer) avec le maximum de capacités (projection à la volée, transparence, nouvelles options d'affichage haute-performance d'ArcGIS 10, ...). Ceci veut dire aussi que vous êtes libre d'utiliser, pour vos applications web, n'importe quelle API ArcGIS (JavaScript, Flex, Silverlight, iOS, Android, ...) ou une autre API non-Esri qui se connectera à l'API  Rest "Open" d'ArcGIS Server. On notera enfin que les niveaux d'échelle des caches de ces services web sont parfaitement adaptés aux usages SIG. Par exemple c'est plus de 50 000 000 de tuiles qui ont été générées pour la BD Parcellaire pour permettre l'affichage optimisé de ce service à de très grandes échelles. Ils couvrent toute la France, ils sont publiés nativement en Lambert 93 et s'affichent sans Watermarks (textes de copyright incrustés). Pour plus d'informations sur ces nouveaux bouquets vous pouvez vous rendre sur la page suivante.


Enfin, si vous souhaitez découvrir par vous-même, reportez-vous à l'application Flex ArcGIS de démonstration.