29 juin 2010

Mise à jour du centre de ressources ArcGIS


Depuis maintenant deux mois, ESRI a mis en ligne (en beta) son nouveau centre de ressources techniques ArcGIS. Cette nouvelle plateforme intègre toutes les ressources techniques que l'on trouvait auparavant sur le site du http://support.esri.com et sur http://resources.esri.com. On y trouve donc désormais les articles techniques, les forums, les blogs, les galeries vidéos, les galeries de code, les livres blancs, les pré-requis système des produits, les téléchargements d'outils ou de modèles, les APIs gratuites, les patchs correctifs ou encore les aides en lignes. Après les retours des utilisateurs et à l'occasion de la sortie d'ArcGIS 10, le centre de ressources ArcGIS a subi des changements et des améliorations significatives.

L'organisation des contenus

Le premier changement très visible concerne l'ergonomie de la page d'accueil, elle est désormais organisée comme la page d'accueil d'ArcGIS.com.
Par exemple vous pourrez, à partir du bandeau supérieur accéder directement aux grandes rubriques classiques du site du support (articles techniques, les patchs, les livres blancs, …) sur l'ensemble des versions d'ArcGIS.

Ensuite, si vous utiliser les versions courantes d'ArcGIS (9.3, 9.3.1 ou 10) cette nouvelle page d'accueil va vous permettre très rapidement aux ressources d'un produit, d'une famille de fonction, d'une communauté d'utilisateurs (métier) ou de solutions.



Dans l'ensemble de centre de ressources, quelle que soit la page affichée, si le contenu de celle-ci peut varier en fonction de la version d'ArcGIS utilisée alors le bandeau vous permettra de choisir la version souhaitée.



Les recherches

Le centre de ressources ArcGIS utilise désormais la technologie "Google Search Appliance" pour son moteur de recherche. Pour l'instant, les options de recherche restent assez simples mais progressivement elles seront complétées pour permettre une plus grande personnalisation des requêtes en particulier sur les filtrages, les versions et la pertinence des résultats.


De nombreuses évolutions sont donc à attendre sur cette partie dans les prochaines semaines. En attendant, vous pouvez toujours consulter les pages de conseils de Google pour optimiser l'usage des caractères spéciaux dans la zone de recherche.


Les galeries

Les utilisateurs trouveront aussi une évolution notable de la mise en page des galeries de modèles, des galeries d'outils et des galeries vidéos. Chaque publication apparait désormais sous la forme d'une image miniature dont le survol permet de lire le titre, le descriptif, la moyenne des votes et le nombre de téléchargement de cette dernière.

Vous pourrez également trier et filtrer les publications d'une galerie et apporter votre jugement en votant pour une plusieurs publication. Pour cela, il faudra comme toujours, vous identifier avec votre Global Account ESRI.

28 juin 2010

Sortie d'ArcGIS 10

Depuis aujourd'hui, ArcGIS 10 est disponible pour tous les utilisateurs des pays anglophones. Pour les utilisateurs francophones, il faudra patienter jusqu'à la fin du mois de septembre. En attendant, la conférence mondiale des utilisateurs ESRI de San Diego qui débute dans 15 jours sera l'occasion pour arcOrama de revenir plus en détails sur les nombreuses nouveautés de cette version majeure d'ArcGIS.

27 juin 2010

Les grands thèmes d'ArcGIS 10 - 8/8

Que l'on soit dans un contexte bureautique, mobile ou serveur, ArcGIS offre toujours des options de personnalisation aux utilisateurs avancés et aux développeurs. Quelle que soit l'application ArcGIS utilisée, il est possible de la configurer, de l'adapter, de l'étendre voir même dans certains cas d'utiliser les composants de base du produit pour construire une application complètement personnalisée. La version 10 est une évolution majeure pour les auteurs de scripts Python, pour les développeurs travaillant avec le SDK .Net ou Java ArcObjects mais aussi pour les concepteurs d'application web basées sur les APIs Flex, Silverlight ou JavaScript. Alors que toutes ces APIs et SDK tirent profit des avancées fonctionnelles du cœur d'ArcGIS, ESRI élargie également la liste des plateformes et des langages de développement en version en proposant de nouveaux environnements de développement comme SharePoint ou encore l'iPhone ou l'iPad.

Etendre et améliorer les environnements de développement

Vous êtes de plus en plus nombreux à utiliser l'environnement de scripting Python pour automatiser l'intégration, le traitement, l'analyse ou même la présentation de vos données SIG. En version 10, ESRI a réorganisé les librairies Python pour quelles soient plus cohérentes et intégrées aux patterns habituels de Python. Un site-package Python (arcpy) contenant plusieurs modules (arcpy, arcpy.sa, arcpy.ga, arcpy.mapping, …) est désormais disponible. Les applications bureautiques ArcGIS intègrent également une fenêtre d'exécution Python dans laquelle "l'auto-code completion" fonctionne aussi bien sur les instructions natives Python que sur celles provenant d'ArcGIS.


A chaque nouvelle version, les fonctionnalités d'ArcGIS exposées en Python sont de plus en plus nombreuses. C'est particulièrement le cas en version 10 avec, par exemple, l'accès à l'ensemble des fonctions de calcul raster de Spatial Analyst, l'accès aux fonctions de manipulation des documents et des couches ou encore la possibilité de générer des rapports et des diagrammes.



La version 10 étant la dernière version à proposer l'environnement de macro VBA, il est plus que jamais important de prendre en main ce langage simple et performant adopté par une large communauté d'utilisateurs dans le monde. De manière générale, à part des intégrations très bas-niveau ou des personnalisations de l'IHM, on peut aujourd'hui presque tout faire en Python.


Pour les développeurs ArcObjects, des évolutions importantes sont proposées en version 10. Tout d'abord, ESRI fournit un seul et unique SDK ArcObjects pour ArcGIS Desktop, Engine et Server. Ce dernier est disponible pour .Net et Java. En revanche, comme annoncé depuis plusieurs années, VB6 n'est plus supporté. ArcGIS 10 introduit la notion de "compléments" (Add-Ins) qui va permettre aux développeurs (.Net et Java) de développer et de déployer beaucoup plus facilement leurs personnalisations d'ArcGIS Desktop (outils, commandes, barres d'outils, menus, fenêtres ancrables, extensions, …). Un complément est un fichier packagé et autoinstallable qu'il suffit de déployer sur le poste de l'utilisateur. L'utilisateur peut désormais gérer ses Compléments (installer et désinstaller) automatiquement à partir de la fenêtre "Gestionnaire des compléments". Un des grands avantages des compléments, plus besoin de gérer l'enregistrement des composants dans la base de registre et donc les privilèges systèmes de l'utilisateur.


Les développeurs Web vont apprécier à plusieurs égards cette nouvelle version d'ArcGIS Server avec notamment l'arrivée de la version 2.0 de toutes les APIs Web (Silverlight, JavaScript et Flex). Chacune prends en charge les nouvelles fonctionnalités d'ArcGIS Server exposées en Rest comme les fonctions de mise à jour de données, les fonctions d'accès aux tables et classe de relation, l'accès aux propriétés temporelles des couches, les nouvelles fonctions sur les services d'imagerie ou encore l'usage des Feature Layers. Les développeurs Flex bénéficieront de la possibilité d'utiliser AMF (ActionScript Message Format) pour les échanges avec le serveur ainsi que la possibilité d'utiliser, sur les composants de l'API, les capacités de Styling proposées avec Flash 4. Les développeurs pourront, dès les prochains jours, découvrir l'application "ArcGIS Viewer for Flex", une version officielle et gratuite du célèbre "Flex Viewer Sample ", qu'ils pourront configurer et étendre selon leur besoin (plus de 15 widgets seront proposés en standard).




Enfin, ESRI propose deux nouveaux SDK pour adresser des plateformes supplémentaires de déploiement pour votre SIG. Il s'agit tout d'abord de Microsoft SharePoint avec un ensemble de Web Parts permettant d'exploiter ou de définir les informations de vos données SharePoint (en particulier les listes). Ces composants sont gratuits pour les détenteurs d'une licence ArcGIS Server mais peut également s'acquérir indépendamment.




Pour la plateforme iPhone/iPad, ESRI propose "ArcGIS API for iOS", un SDK gratuit permettant de développer des applications exploitant toutes les fonctionnalités d'ArcGIS Server 10 (visualisation, consultation, recherche, analyse, collecte de données, …).

24 juin 2010

Les grands thèmes d'ArcGIS 10 - 7/8

Un SIG traite avant tout des objets qui ont une réalité géographique. Ainsi, depuis que des terminaux mobiles sont disponibles sur le marché, plusieurs solutions existent pour gérer ses données SIG (consulter, interroger, mettre à jour, …) dans un contexte de mobilité sur le terrain. ESRI propose dans ce domaine plusieurs types de solution selon les fonctionnalités attendues, les types de périphériques utilisés, les processus métiers à prendre en place et le profil des utilisateurs concernés.

Des applications ArcGIS Desktop ou ArcGIS Engine peuvent être des solutions intéressantes dans les cas où des fonctionnalités SIG avancées sont nécessaires (formats et modèles de données complexes, requêtes avancées, analyses spatiales, génération de rapports, …). ArcPad est une solution SIG nomade adaptée à des utilisateurs ayant un minimum de connaissance des principes d'un SIG et souhaitant disposer des fonctions de base d'un SIG sur un périphérique mobile. Autre solution disponible depuis quelques années, la technologie ArcGIS Mobile permet de déployer facilement des applications mobiles en permettant à des opérateurs terrains (non spécialistes du SIG) de réaliser des tâches métiers de consultation, de collecte ou de mise à jour de données tout en étant connecté à la Géodatabase de l'entreprise. En version 10, ESRI continue d'améliorer les solutions de mobilité existantes tout en innovant sur de nouvelles plateformes et de nouveaux usages des données du SIG sur le terrain.

Etendre son SIG sur le terrain

Coté ArcPad, en version 10, les fonctionnalités du SIG nomade d'ESRI continuent à progresser, notamment sur les points suivants:
  • l'ergonomie (poursuite de la refonte d'IHM entamée avec ArcPad 8),
  • les performances (sur le format AXF en particulier),
  • l'intégration avec la Géodatabase via ArcGIS Server (extension gratuite ArcPad Server),
  • l'accès en ligne aux fonds de carte ArcGIS Online.



Coté ArcGIS Mobile, beaucoup d'évolutions ont été apportées sur les applications en version 10, tout en conservant les bases technologiques qui constituent la souplesse et la performance de cette solution.



C'est tout d'abord, une nouvelle application "ArcGIS Mobile for Windows" qui est désormais disponible. Comme l'application "ArcGIS Mobile for Windows Mobile", il s'agit d'une application prête à l'emploi ("out-of-the-box") optimisée pour usage en mode tactile et que l'on peut configurer aux besoins métier via des projets ArcGIS Mobile. Ces projets décrivent les contenus de la carte, les paramètres de l'interface utilisateur ainsi que les tâches proposées à l'opérateur. Ce projet peut ensuite se déployer sur les deux applications (sous Windows ou Windows Mobile).


Pour préparer, gérer et déployer ses projets ArcGIS Mobile, une nouvelle application "Mobile Project Center" est désormais disponible. Cette application permet interactivement de concevoir des projets puis de les enregistrer en local (fichier) ou de les publier via un serveur ArcGIS Server de l'entreprise ou sur ArcGIS.com.




D'un point de vue fonctionnel, ArcGIS Mobile 10 propose de nombreuses évolutions. Par exemple, il est désormais possible d'utiliser des fonds de carte ArcGIS Online, des services de carte tuilés d'ArcGIS Server ou encore d'embarquer directement les tuiles d'un cache ArcGIS Server sur l'appareil. De nouvelles options permettent de mieux contrôler la précision du GPS acceptable lors de la saisie des géométries. Une nouvelle tâche permet d'afficher la position de ses collègues sur la carte et de communiquer avec eux directement à partir de l'application ArcGIS Mobile.

En termes de processus métier, pour les contextes où la connexion internet est impossible ou très irrégulière, il est maintenant possible d'automatiser la préparation des données en générant des caches ArcGIS Mobile directement à partir d'un MXD ou d'un service ArcGIS Server à l'aide d'un nouvel outil de Géotraitement. Une fois modifié sur le terrain, le cache ArcGIS Mobile peut être synchronisé avec les données de la Géodatabase à l'aide, également, d'un outil de Géotraitement.


Beaucoup d'autres points méritent d'être détaillés concernant ArcGIS Mobile 10, en particulier sur le SDK et sur les possibilités de personnalisation des applications "out-of-the-box", je vous propose de revenir sur le sujet un peu plus tard dans arcOrama.


Enfin, une autre annonce importante autour de la mobilité en version 10, l'arrivée d'une application ArcGIS sur la plateforme iPhone/iPad ainsi qu'un SDK permettant de développer sa propre application métier. Gratuite, l'application "ArcGIS for iPhone" se téléchargera d'ici quelques semaines via l'Apple Store. Connectée à des services ArcGIS Server, elle permettra la visualisation, la consultation, l'analyse et la collecte de données du SIG en ouvrant simplement une carte web publiée sur un ArcGIS Server ou sur ArcGIS.com.



La mobilité est donc un des axes essentiel de développement d'ArcGIS 10 avec l'objectif d'étendre l'accès aux données du SIG au plus grand nombre. Cela passe par le support de plateformes de mobilité toujours plus variées (Blackberry, Windows Mobile, iPhone, …) mais aussi d'adresser des besoins d'utilisateurs de moins en moins spécialistes du SIG.

21 juin 2010

Les grands thèmes d'ArcGIS 10 - 6/8

Au fil des versions et des retours des utilisateurs, ArcGIS évolue vers plus de simplicité. Plus simple lors de l'installation, plus simples pour l'enregistrement des produits et enfin plus facile à maintenir (service packs). ArcGIS également au niveau des options de déploiement et de licences qui sont proposées à l'utilisateur.

Faciliter le déploiement d'ArcGIS

Tout d'abord, l'utilisateur constatera que la durée d'installation des produits (en particulier pour ArcGIS Desktop) s'est notablement réduite en version 10. L'utilisateur pourra désormais installer directement la version française d'un produit sans passer par l'installation d'un supplément. Plus simple également, la gestion des Service Pack. Il sera désormais possible de les désinstaller selon les besoins. Plus d'étanchéité entre les différents produits permettra à l'utilisateur d'installer un Service Pack sur un produit sans obligatoirement installer le même Service Pack pour un autre produit.

Les mécanismes de protection et d'enregistrement des produits se sont également simplifiés en version 10. Plus aucune clé physique pour les produits bureautiques (en licence fixe comme en licence flottante). L'utilisateur reçoit un numéro d'enregistrement pour chaque produit et les enregistre en ligne via un assistant unique.


Autre évolution très attendue des utilisateurs, il est désormais possible d'emprunter une licence à partir d'un serveur de licences flottantes afin de pouvoir l'utiliser sur une machine déconnectée du réseau de l'entreprise. Idéal pour les postes nomades, la licence ainsi empruntée est décomptée du serveur de licence jusqu'à ce qu'elle soit restituée.


En ce qui concerne les licences des outils bureautiques, on pourra signaler aussi la disponibilité d'ArcInfo en licence fixe (Single User) et des Run-Time Engine en licences flottantes.


Coté ArcGIS Server, nous en avons parlé dans l'article précédent, de nouvelles plateformes de déploiement sont proposées aux administrateurs des serveurs SIG. Avec des options simples, souples et économiques comme ArcGIS Server for Amazon, on peut désormais mettre en place plus rapidement des instances ArcGIS Server dans une architecture complètement externalisés (dans le Cloud).

18 juin 2010

Les grands thèmes d'ArcGIS 10 - 5/8

Avant d'être géographique, un SIG est avant tout un système d'information. A ce titre, il doit pouvoir répondre aux mêmes enjeux que les autres technologies de l'information: toujours plus d'applications, de types d'usages, de données, de performance, de sécurité et tout cela en étant de moins en moins coûteux à gérer. Aucune technologie à elle seule ne permet de relever ces challenges. Cependant, la maturité des technologies du web, les évolutions d'organisation dans les entreprises et les avancées dans les architectures logicielles permettent d'envisager des solutions dès aujourd'hui. En effet, le Cloud Computing est une approche qui intéresse (et même parfois séduit) de plus en plus de DSI.

Le top 10 des sujets importants pour les DSI selon Gartner


Nous avons plusieurs fois abordé le sujet du Cloud Computing dans arcOrama en expliquant notamment qu'il s'agissait d'un axe de recherche sur lequel ESRI investit depuis plusieurs années.


ArcGIS 10 est "Cloud Ready"

Je le rappelais en introduction à cette série d'articles, depuis la version 9.2, le système ArcGIS est passé d'une architecture typiquement client/serveur à une architecture de plus en plus centrée sur le web intégrant de plus en plus de contenus et de fonctionnalités issues de services web dans ses applications.

Ceux d'entre vous qui utilisent régulièrement les contenus d'ArcGIS Online consomment des fonds de carte servis par ArcGIS Server dont les caches sont stockés sur des plateformes de Cloud Computing. De la même manière, les services de géocodage ou de calcul d'itinéraire d'ArcGIS Online que vous consommé dans les applications ArcGIS, sont également servis par ArcGIS Server via une plateforme de Cloud Computing.

ArcGIS 10 est un système intégré d'applications et de cartes qui sont délivrées sous la forme de services web. Les contenus et les cartes ArcGIS Online, les contenus et les cartes des utilisateurs, les API Web (Flex, Silverlight, JavaScript) ou les API Mobile (Windows Mobile, iPhone,…) sont autant de composants du système ArcGIS qui sont basés sur le Cloud.

Autre exemple qui montre également le savoir faire d'ESRI en termes d'architecture de Cloud Computing, c'est la disponibilité de nouvelle applications métiers complètement en ligne (Software as a Service) comme Business Analyst Online, ArcLogistics Online ou encore ArcGIS Explorer Online.


Aujourd'hui, avec ArcGIS 10, ESRI propose d'aller encore même encore plus loin en déployant une partie de votre architecture SIG, sur des plateformes de Cloud Computing. En effet, à partir la version 10, ESRI propose "ArcGIS Server for Amazon" pour vous permettre de déployer des serveurs SIG (ArcGIS Server) sur la plateforme de Cloud Computing d'Amazon.

En quelques minutes, vous disposerez d'une machine ArcGIS Server pré-configurée et que vous exécuterez sur la plateforme EC2 d'Amazon. Vous dimensionnerez et vous payerez alors en fonction de vos besoins et de votre consommation de ressources sur le serveur (mémoire, CPU, trafic réseau et volume de stockage). La proposition de valeur d'Amazon Web Service est clairement basée sur cette optimisation de la configuration en fonction des besoins ainsi que sur la souplesse et la réactivité qu'offre ce type de plateforme de Public Cloud.


Ce nouveau mode de déploiement d'ArcGIS Server permettra donc d'envisager des économies plus ou moins importantes selon l'organisation de votre entreprise, sa stratégie informatique (culture d'externalisation ou pas) mais également les types applications envisagées.

ESRI s'inscrit donc dans une double démarche vis à vis de ces architectures de Cloud Computing. La première démarche consiste à intégrer de plus en plus les architectures de Cloud au cœur du système ArcGIS partout où cela a de l'intérêt. La deuxième démarche consiste à proposer aux utilisateurs des solutions techniques et commerciales pour qu'ils puissent eux aussi tirer profit, à leur convenance, de ces nouvelles options de déploiement pour leur infrastructure. La version 10 constitue une première étape vers d'autres évolutions à venir (d'autres usages, d'autres plateformes technologiques, d'autres modèles économiques, …).

15 juin 2010

Les grands thèmes d'ArcGIS 10 - 4/8

Les utilisateurs de SIG le savent bien, la question du partage des données et des cartes associées fait partie des problématiques les plus récurrentes. Derrière ces problèmes, se cachent souvent des questions de droits d'usage ou de diffusion. Cependant, il arrive aussi que le problème soit tout simplement lié à l'absence d'outil simple pour partager son travail. C'est un axe sur lequel ESRI a beaucoup investi, notamment depuis la version 9.3.1 avec les fonctions de partage d'ArcGIS Online. En version 10, c'est une étape supplémentaire qui est franchie pour apporter des solutions simples et efficaces afin de partager son travail avec les communautés d'utilisateurs de son choix.


De nouvelles possibilités de partage

Depuis plusieurs années, les utilisateurs ArcGIS peuvent accéder à des contenus en ligne standard (gratuit) ou premium (payant) à partir de plateforme ArcGIS Online. Depuis un an environ, la plateforme ArcGIS Online propose aux utilisateurs de partager leurs couches de données.

En version 10, ESRI propose une nouvelle plateforme ArcGIS.com permettant aux utilisateurs ArcGIS de partager, de découvrir et d'utiliser des cartes, des applications web, des applications mobiles ainsi que des données et des documents cartographiques ArcGIS Desktop riches.

Les galeries de cartes, d'applications web
et d'applications mobiles d'ArcGIS.com


Sur ArcGIS.com, les utilisateurs ArcGIS peuvent référencer, stocker et partager leurs contenus (Map Packages, Layer Packages, Services Web, …) et tout cela gratuitement avec simplement un compte ESRI (ESRI global account). La plateforme vous permet ensuite de gérer les métadonnées associées à vos contenus et de gérer également les communautés d'utilisateurs avec lesquelles vous souhaitez partager ces contenus.

Les contenus et les cartes que je partage sur ArcGIS.com


Sur ArcGIS.com n'importe quel utilisateur peut se connecter et rechercher les contenus, les cartes et les applications disponibles en saisissant un ou plusieurs mots-clés.


Exemple de recherche sur le mot-clé "Europe"

En version 10, les utilisateurs ArcGIS Desktop peuvent même publier les couches (Layer Packages) et leurs cartes (Map Packages) directement sur la plateforme ArcGIS.com en restant dans leur application.


La plateforme ArcGIS.com propose une application en ligne permettant de construire vos propres cartes web en assemblant différents services de cartes (mashups). La carte peut ensuite être enregistrée sur la plateforme et partagée avec d'autres utilisateurs.

Exemple de carte web construite sur ArcGIS.com à partir d'un fond de carte
ArcGIS Online et d'un service web Corine Land Cover



Une fois partagée, cette carte web sera utilisable par ma communauté d'tilisateurs de manière complétement transparente et intégrée dans différents contextes:
  • avec des applications bureautiques (ArcMap, ArcGlobe, ArcScene, ArcReader, ArcGIS Explorer, …),
  • avec des applications web (Flex, JavaScript, Silverlight, ArcGIS Explorer Online, …),
  • avec des applications mobiles (ArcGIS Mobile, iPhone, ...).


Enfin, un dernier point important, les cartes web partagées sur ArcGIS.com peuvent référencer des Feature Services ArcGIS Server 10. Ceci permet de partager des cartes dont certaines données seront modifiables par les utilisateurs (ajout, suppression et modification d'entités). Cette capacité permet de mettre en place très facilement en place des applications de type VGI (Volunteered Geographic Information) ou UGC (User Generated Content).


Avec ArcGIS.com et ArcGIS 10, le partage de cartes et de contenus devient une démarche simple, efficace et intégré à votre environnement de travail. Bien que nouveau, ce portail d'ESRI est fiable et performant car il hérite des années d'expérience d'ArcGIS Online et s'appuie sur les infrastructures de Cloud Computing les plus éprouvées du marché. Ainsi, le stockage et le référencement de vos cartes et de vos contenus est totalement sécurisé. Enfin, avec ArcGIS.com, vous bénéficiez d'une visibilité mondiale tout en restant libre de partager votre travail avec qui vous le souhaitez.

13 juin 2010

Les grands thèmes d'ArcGIS 10 - 3/8

Pour un grand nombre d'utilisateurs de SIG, l'imagerie est une composante indispensable de leur base de données géographique. Ces derniers consomment des données d'imagerie (photos aériennes, images satellites, imagerie issue de capteurs diverses, MNT/MNE, …) mais souvent avec des utilisations très variées. Pour certains, il s'agit d'un simple fond de carte, pour d'autres c'est une source de données pour l'analyse ou la création de nouvelles données. En version 10, ESRI propose aux utilisateurs d'ArcGIS d'étendre les usages de l'imagerie autant en termes fonctionnelles qu'en termes de gestion et de diffusion. ArcGIS 10 devient une véritable station de travail pour l'imagerie.

ArcGIS 10, station de travail pour l'imagerie

Tout d'abord, en proposant un nouveau moteur d'affichage haute-performance pour les couches raster dans ArcMap, ArcGIS 10 permet aux utilisateurs de naviguer avec la plus grande fluidité y compris lorsque la carte intègre des couche basées sur des gros volumes d'images. Un système de cache, construit à la volée, optimise l'affichage des couches raster quelle que soit leur format d'origine et leur structure (raster unique, catalogue, mosaïque, …).

Une multitude d'outils ont été ajoutés ou améliorés pour paramétrer l'affichage des couches raster. De nombreux traitements peuvent être appliqués à la volée sur l'image (application de filtres sur les pixels, découpage/mosaïquage, ortho-rectification, filtrage à partir des métadonnées, …). En termes d'ergonomie, toutes les fonctions permettant le paramétrage de l'affichage sont accessibles via une fenêtre unique "Image Analysis".

La version 10 d'ArcGIS innove également sur la modélisation et le stockage des données d'imagerie avec un nouveau modèle de données raster dans la Géodatabase : "Les Mosaïques". Les mosaïques permettent l'accès, la gestion et la publication de collections d'images potentiellement très volumineuses comme si il s'agissait d'une source de données raster unique. Les mosaïques références des images dont l'emplacement et le format peuvent être hétérogènes. En conservant les métadonnées de chaque image, la mosaïque peut être filtrée et traitée à la volée selon des requêtes et des critères très évolués.


Combinaison des technologies de stockage de raster de la Géodatabase et des technologies d'indexation et de traitement à la volée d'lmage Server, les Mosaïques sont désormais disponibles en standard dans ArcGIS et peuvent être publiées sous la forme d'Image Services haute-performance avec ArcGIS Server.

Dernier exemple, ArcGIS 10 fournit une nouvelle série d'outils pour la classification d'images(supervisée et non-supervisée). Ces outils complètent la longue liste d'outils déjà disponibles dans Spatial Analyst. On notera aussi que Spatial Analyst utilise désormais directement en lecture et en écriture les 60 formats raster supportés par ArcGIS ce qui se traduit par des performances accrues sur l'ensemble des fonctions traitements d'images.

11 juin 2010

Les grands thèmes d'ArcGIS 10 - 2/8

Les fonctionnalités d'analyse d'un SIG constituent déterminent souvent votre capacité à répondre simplement à des problématiques complexes. Point fort d'ArcGIS depuis toujours, les utilisateurs d'ArcGIS (et ses extensions) apprécient la richesse fonctionnelle ainsi que les possibilités de modélisation et d'automatisation de tâches. En version 10, ESRI a travaillé sur tous ces aspects.

Des analyses spatiales toujours plus puissantes

Au total, ce sont plus de 140 outils de Géotraitement qui ont été ajoutés dans cette nouvelle d'ArcGIS. Par exemple, on pourra noter les nouvelles fonctions d'allocation et d'optimisation d'implantation ajoutées dans Network Analyst. On remarquera également les nouvelles fonctions de statistiques spatiales de type "Fuzzy Overlay" désormais disponibles pour modéliser, notamment, des phénomènes écologiques complexes.

ArcGIS 10 offre également de nouvelles possibilités pour la gestion et l'analyse de données 3D. Les applications ArcGlobe et ArcScene permettent désormais la mise à jour de données en 3D. Pour les analyses 3D, une série très complète d'outils est disponible avec l'extension 3D Analyst (intersect 3D, union 3D, calcul de lignes d'horizon, intervisibilité 3D sur des multipatches, …).



Autre évolution notable, ArcGIS 10 permet une meilleure prise en charge des données temporelles. Toute couche disposant d'information datée dans sa table attributaire peut être filtrée ou animée en fonction de critères chronologiques. Associée à ce paramétrage temporel des couches, une nouvelle barre d'outils permet de gérer l'animation temporelle de la carte. Les informations temporelles de chaque couche de la carte sont également accessibles et exploitables via les services de cartes ArcGIS Server.


La version 10 propose également une réorganisation des librairies Python avec la fourniture d'un site-package (arcpy) et de modules (arcpy, arcpy.mapping, arcpy.sa et arcpy.ga) répondant mieux aux patterns de l'environnement Python. Un couplage beaucoup plus étroit est désormais possible avec les librairies de scripting Python scientifiques. Plus simple à utiliser et à déboguer (auto code completion, aide contextuelle, ...) une fenêtre d'exécution Python est maintenant intégrée dans les applications bureautiques. De nombreuses nouvelles classes d'objets ont été ajoutées à l'environnement de scripting d'ArcGIS pour permettre, par exemple, l'automatisation de tâches cartographiques, l'automatisation des modifications de documents (mxd, sxd, 3dd, ...) ou encore l'automatisation de certaines tâches de mise à jour de données.


Les utilisateurs du "ModelBuilder" apprécieront les évolutions d'ergonomie de l'outil de création de modèles de Géotraitements. Par exemple, les actions Undo/Redo sont désormais possibles sur un modèle. Des info-bulles affichent les paramètres des outils sans avoir à les ouvrir. La gestion des itérations dans un modèle a été complètement repensée et simplifiée.



10 juin 2010

Les grands thèmes d'ArcGIS 10 - 1/8

J'entame aujourd'hui une série d'articles pour évoquer les grandes thématiques notables de la version 10 d'ArcGIS. Je reviendrais beaucoup plus en détails sur certaines de ces nouveautés durant les semaines à venir.

Une productivité décuplée

Lorsque l'on utilise un outil professionnel tel qu'ArcGIS, en faire toujours plus en moins de temps est un enjeu important dont l'utilisateur perçoit au quotidien les évolutions. Même si il s'agit d'un axe d'évolution récurent, dans cette nouvelle version d'ArcGIS, ESRI a repensé de nombreux points des interfaces utilisateurs des applications bureautiques afin de vous faire gagner du temps.

En rendant les éléments plus faciles à trouver, grâce au moteur d'indexation des ressources et à la nouvelle fenêtre de recherche, l'utilisateur accède plus rapidement à ses cartes, ses données, ses outils, … et avance plus rapidement sur son projet. Dans le même ordre d'idée, la fenêtre du catalogue désormais présente dans ArcMap, permet à l'utilisateur de basculer de la gestion de ses ressources à leur utilisation dans la carte sans changer d'application.

L'amélioration de la productivité passe aussi par la réduction du nombre de clics (nouvel environnement de mise à jour, table des matières remodelée, accès aux outils de Géotraitement dans des menus personnalisables…).

Enfin, ArcGIS 10 présente des évolutions d'architecture notables qui rendent les applications vraiment plus performantes qui se traduisent par un confort et une productivité accrue. Par exemple, ArcMap dispose maintenant d'un mécanisme d'affichage haute-performance permettant un rendu très fluide des fonds de carte qui changeront incontestablement l'expérience des utilisateurs d'ArcMap. Un dernier exemple notable, ArcGIS 10 permet l'exécution en arrière-plan des Géotraitements ce qui permet à l'utilisateur de continuer à travailler dans son application pendant l'exécution d'un ou plusieurs outils, modèles ou scripts.


Voici donc quelques exemples d'évolutions qui amélioreront la productivité de l'utilisateur dans ArcGIS 10. Bien d'autres innovations vont dans ce sens, notamment autour d'ArcGIS Server et d'ArcGIS Mobile. Nous aurons l'occasion de revenir sur ce sujet.

09 juin 2010

En préambule à ArcGIS 10 ...

A quelques semaines de la sortie d'ArcGIS 10 et avant d'entamer une série de focus techniques, je souhaitais prendre un peu de temps pour décrire, d'une part, la philosophie qui a guidé le développement d'ArcGIS 10 et, d'autre part, les grands thèmes de cette nouvelle version du SIG d'ESRI.

ArcGIS 10 est un système

Depuis plusieurs versions, ArcGIS intègre le Web dans ses applications pour l'accès aux contenus mais aussi et surtout pour tirer profit des nouvelles architectures que permet de mettre en place le Web. Ainsi, en quelques années, la plateforme ArcGIS a évolué pour passer d'une architecture basée sur les principes du "client-serveur" à une architecture basée sur les principes du Web. ArcGIS aujourd'hui n'est plus simplement une plateforme de composants clients (bureautique, mobile ou web) communiquant avec des composants serveur. ArcGIS 10 devient un système SIG centré sur les technologies du web. Au centre de ce système, c'est la carte qui est le point d'entrée de toutes les actions réalisées avec le SIG. Accessibles à partir d'interface utilisateurs très variées (navigateurs web, bureautiques, mobiles, …) ces cartes sont produites par des serveurs locaux, des serveurs d'entreprise ou dans le "Cloud". Cet ensemble, technologiquement cohérent et efficace, forme le système ArcGIS.


En version 10, cette évolution de la plateforme vers un système SIG unifié se traduit par des changements très visibles. Par exemple, l'usage généralisé dans l'ensemble des applications ArcGIS des fonds cartographiques issus des services de cartes (dynamiques ou en cache) constitue un véritable socle pour la mutualisation et l'optimisation des usages de la cartographie dans l'entreprise. Une autre illustration très visible concerne l'intégration d'ArcGIS.com dans tous les composants du système ArcGIS dont l'objectif est de proposer à l'utilisateur une approche unifiée de la publication et du partage de ses cartes (et donc de ses contenus). Cette idée de construire un système c'est l'idée que le contexte de l'utilisateur (son environnement matériel et logiciel) doit être transparent au regard de l'usage de l'information géographique que veut en faire l'utilisateur.


La carte au cœur du système


Depuis toujours dans ArcGIS l'utilisateur crée des cartes. La carte est une notion évidente, simple et compréhensible par tous les utilisateurs. Les cartes d'ArcGIS 10 possèdent les caractéristiques:
  • Elles offrent une représentation cartographique des données du SIG.
  • Elles sont composées de type de données variées (vecteur, raster, tabulaire…).
  • Elles peuvent être mises à jour pour permettre la compilation de nouvelles informations.
  • Elles sont composées de couches pouvant être combinées et utilisées de différentes manières.
  • Elles peuvent contenir les résultats de modèles d'analyse et de requêtes.
  • Elles sont interactives et permettent aux utilisateurs, au travers de la carte, d'accéder à une information plus riche.

Dans ArcGIS 10, l'ubiquité de l'accès à l'information géographique, aux analyses et aux fonctions de mises à jour de données passe par cette notion de carte. La carte devient la composante centrale d'ArcGIS 10 en jouant le rôle de vecteur transverse à tous les éléments du système pour la création, la compilation, la mise à jour, l'analyse, la présentation et le partage d'information géographique entre les utilisateurs. Par exemple, une carte créée avec un outil ArcGIS dans un environnement donné (par exemple dans un navigateur Web sur ArcGIS.com) est partageable et réutilisable avec un autre outil ArcGIS dans un autre environnement (par exemple dans une application iPhone ou dans une application bureautique).

Après cette introduction certes un peu philosophique, mais qui sera très concrète pour les utilisateurs d'ArcGIS 10 d'ici quelques mois, j'aborderai les grands axes techniques qui ont guidé le développement d'ArcGIS 10.

05 juin 2010

arcOrama fête ses 3 ans

En juin 2007, Christophe et moi-même, nous lancions le blog arcOrama pour évoquer l'actualité et quelques focus techniques autour des solutions ESRI. Après 3 ans, nous sommes fiers du succès de ce blog qui a réuni plus de 63000 visiteurs uniques pour plus de 230000 pages vues (sans compter les lecteurs d'arcOrama utilisant le fil RSS).

3 années d'arcOrama
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