Le blog francophone consacré
aux technologies Esri

SIG et services en ligne (1/2)


Signe de maturité du secteur de la géomatique ou simplement tendance de l'informatique en générale, la question de l'externalisation complète ou partielle de son infrastructure SIG nous est soumis de plus en plus souvent par nos clients. Aujourd'hui, plusieurs modèles d'externalisation plus ou moins avancés sont utilisés et démontrent leur efficacité dans l'industrie des technologies de l'information.

Tout d'abord le modèle SaaS (Software as a Service) dans lequel la totalité des fonctionnalités de l'application sont hébergées à l'extérieur de l'organisation et sont entièrement accédées en ligne. Ce modèle un véritable succès dans les domaines des ERP, des CRM, … (par exemple : Salesforce.com).

Plus générique et plus ouvert, le modèle IaaS (Infrastructure as a Service) aussi appelé HaaS (Hardware as a Service) donne accès à des capacités de stockage ou de calcul hébergées à l'extérieure de l'organisation et accessibles en ligne. Facilement extensibles (scalable) selon les besoins des applications, ces plateformes permettent de déporter une partie parfois conséquente de l'infrastructure de l'entreprise (réseau, stockage, mémoire et CPU). Les exemples les plus aboutis de type sont probablement les plateformes Amazon S3 et EC2.

Enfin, plus récemment le modèle PaaS (Platform as a Service) a fait son apparition en proposant un ensemble de fonctionnalités et de services ainsi que les capacités de développement d'applications associées hébergées à l'extérieure de l'organisation et accessible en ligne. On pourra citer l'exemple de la plateforme Microsoft Azure Services.


La technologie ArcGIS dans tout ça

Même si l'usage de ces modèles dans le monde de la géomatique est encore timide, dans l'écosystème ArcGIS, des solutions existent depuis quelques années. Qu'elles viennent d'ESRI, de ses distributeurs ou de certains de ses partenaires, elles offrent déjà un premier niveau de solution pour commencer à déporter une partie de son SIG et surtout elles préfigurent de ce qui sera possible dans les années à venir.

Le socle technologique ArcGIS (ArcObjects) permet de se caler dans certains des modèles évoqués ci-dessus. Par exemple, une partenaire ESRI pourra apporter des savoir-faire métiers en fournissant des services web à valeur ajoutée (avec ArcGIS Server) et les proposer dans le cadre d'un modèle SaaS ou PaaS. Sur le même principe l'ouverture de la plateforme ArcGIS permettra de s'intégrer assez facilement dans un modèle IaaS en déportant par exemple le stockage des données ou des cartes du SIG ou en virtualisant des serveurs SIG sur des plateformes extérieures à l'entreprise. Nous reviendrons très bientôt sur ce sujet dans arcOrama au travers d'un exemple concret lié à la virtualisation des caches.

Le meilleur exemple de la capacité des technologies ArcGIS à s'intégrer dans un modèle de type "Cloud Computing" c'est la plateforme ArcGIS Online basée en grande partie sur ArcGIS Server.
Depuis les premières offres de services en ligne ArcWeb, c'est presque 10 ans d'expérience qu'ESRI a accumulé dans le "Cloud GIS" ou plus explicitement dans la fourniture de données et de fonctionnalités SIG en ligne.

Avec la version 9.3.1 et les évolutions récentes d'ArcGIS Online, ESRI confirme aujourd'hui une orientation "Software + Service". Il s'agit à la fois d'enrichir la plateforme ArcGIS (bureautique ou serveur) avec des services web de cartes ou de tâches mais également d'étendre cette plateforme pour offrir un espace privilégié de partage et de recherche de contenus SIG.

Le sujet ArcGIS Online étant assez vaste, je détaillerai un peu ce qu'est ArcGIS Online aujourd'hui et les tendances pour demain dans la deuxième partie de cet article.

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